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Inxi-Huinzi

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Tout ce qui a été posté par Inxi-Huinzi

  1. Inxi-Huinzi

    La vie comme elle vient

    Je crois que c'est un truc du genre 'soit-disant' Bien-sûr ai Donc le premier texte est relativement court. Permet de nous présenter l'homme de la nuit d'avant. Les personnages se mettent doucement en place. On se doute qu'il finira par avoir une recontre sinon tu ne l'aurais pas dit Bon bah la suite On dirait qu'il les perd :-s nu près Bon sinon, un nouveau rêve qui aura peut etre une signification plus tard... Je pense que c'est pas encore pour maintenant. Ensuite il y a l'escarmouche et que va t elle reveler ? Bah je le saurai pas encore je crois ! Ecris vite la suite ^^ @+ -= Inxi =-
  2. Comme 'Elle' est devenu un nom propre, il faudrait enlever le 't' avant ^^ 'nt' ? C'est pas ce que je voulais dire ( Bien que dans le fond, si ) C'était pour dire qu'à certains moments des descriptions, on dirait que tu rajoutes des passages juste pour faire plus long. Comme si tu avais des quotas de lignes à faire et qu'il fallait qu'ils soient comblés ( comme moi en francais :P ) Il faut décrire, ni trop, ni peu, pile poil et en général c'est ce que tu fais, alors ne t'inquiete pas trop Sinon pour le fond, je suis content qu'il soit revenu parmi les vivants, quand c'est trop psychologique, j'en ai presque mal pour le héros. On va quand meme voir s'il en garde des sequelles @+ -= Inxi =-
  3. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    Bon je dévoile un petit truc Déjà, j'ai joué sur les mots avec mon annonce Je sous entend un truc :'( Ceux qui ont lu mes histoires savent reconnaitre une marque de fabriques pour la fin ^^ Donc je pense que vous allez vite trouver Non et oui Non, parce que le prochain chapitre Oui, contenu dans la chose que je veux vous faire devinver :'( En tout cas, sachez que vous aurez toutes les réponses ce week end ^^ ( J'ai encore joué sur les mots ) @+ -= Inxi =- EDIT : Je n'ai pas précisé mais le dernier chapitre fait 5 pages word, soi 2,5 fois plus grand que les autres ^^
  4. Inxi-Huinzi

    La vie comme elle vient

    rêvera ? C'est pas le bon mot je pense ^^ Et c'est 'ce' envie Il ya d'autres petites fautes mais elles étaient si négligeables que j'ai eu la flemme des noter ( par exemple, un problème de tiret ^^ ) Des virgules mal placées et ce genre de choses. Tu pourras retrouver par toi-même. Sinon pour le fond, pour revenir sur notre mini débat, c'est pas que la vulgarité n'est pas universelle, c'est que les mots en question n'existaient surement pas à l'époque ! C'est ce que je voulais dire par mon exemple de nourriture de fast food Sinon c'est pas trop mal, des vies bien décrites qui me rappelle quelques souvenirs @+ -= Inxi =-
  5. Inxi-Huinzi

    La vie comme elle vient

    Aie... Lis cette phrase à voix haute et tu verras que c'est pas super joli... Change la tournure et il y a une faute d'accord (enfin de non-accord) Voilà, j'aimerai revenir là-dessus. Ca va avec : J'ai toujours du mal. Plus à propos des termes même ! C'est comme si tu parlais de humbergers ( je sais même pas si ça s'écrit comme ca.. Flemme du dico ce soir ) Evident que c'est contemporain mais ca l'est trop pour être dans un récit fantasy. Ca s'applique surtout au mot : 'chiant' 'putain' 'chopé' A mon avis, c'est pas un 't' à la fin de 'fint' et il faut accorder 'pu' Répétition Pourquoi le présent ? Accord Bon encore quelques petites fautes mais j'ai du voir que les plus grosses. Essaye de faire une petite relecture quand même ^^ Pour le fond, c'est pas mal. Les persos ont quand même un aspect et des caractéristiques qu'on ne voit pas trop dans les textes ces teps ci ! Developpe bien ça en t'interessant à leur psycho et envies et moi, je te suis @+ -= Inxi =-
  6. Inxi-Huinzi

    La vie comme elle vient

    Bon c'est pas trop mal pourtant deux petites remarques : 1) Les noms et les dénominations assez contemporaines qui me font dire que ce texte irait plus en SF qu'en fantasy Comme seul toi connais la suite, il faudrait me dire pour que je puisse décaler le sujet au cas où 2) Donc la deuxième a un lien avec la première : Même si c'est l'intro, ca reste assez obscur et on se demande où on est, a quel époque et quel est l'environnement qui les entoure Bon sinon c'est pas mal hein !! @+ -= Inxi =-
  7. Tiens, c'est une remarque que je fais car on me l'a aussi fait remarquer. Moi, c'était le fait que certains de mes passages étaient inutiles Bon toi, tu as de la chance, c'est juste certaine partie de ta phrase. A vouloir trop décrire, tu en fais trop justement... Du style là, la fin de la phrase est pas nécéssaire (après translucide) Maintenant, au niveau de cette partie même, si tu voulais nous perdre... tu pourrais pas mieux t'y prendre ! Par contre petit problème pour moi, il faudrait clarifier le passage où on doit apprendre à differencier l'Autre et Elle. Parce qu'avec les hallucinations toutes proches, j'avoue que c'est pas super bien démarqué ! A part ça, c'est parfait !! @+ -= Inxi =-
  8. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    Bon ça fait un peu post pour rien dire mais voici les infos demandées : Comme il est écrit dans la prophétie Tu croyais sincérement qu'il allait tout laisser derrière lui ? J'ai plus de cinq sagas en tête La prochaine arrive bientôt @+ -= Inxi =-
  9. Inxi-Huinzi

    Le Bourreau

    Bizarre, j'aurais écrit ça 'tiens' A vérifier même si je ne sais pas comment Pas de 's' Bon sinon pour le fond, je dois dire que je ne sais plus où on en est !!! Ca m'est revenu petit à petit au fur et à mesure. Toujours dans la folie et un nouveau compagnon vient de faire une discrete apparition. Une conscience mal placée ? Bref c'est qu'en lisant que je le saurai @+ -= Inxi =-
  10. Un petit problème de tiret Bon sinon, le premier truc qui me vient à l'esprit c'est : #{[{@#{[\{[# !!!! C'est quoi cette fin, tu veux devenir aussi pénible que moi avec le suspense ? Par contre, un truc quio ferait gagner de la passion à ton récit... Les persos, ils vont et vient par régiment, essaye d'en garder quand meme quelqu'un pour l'histoire ! Que ca fasse des bases ^^ Du genre là les importants parmi le voyage sont : l'homme chat, les magiciens, le chef de caravane. Ca sert a rien de les faire mourir à part nous perdre Voila tout !! @+ -= Inxi =-
  11. Inxi-Huinzi

    L'Ennemi intérieur

    Bon bah ca va t'etonner ce que je vais te dire, mais j'ai pas trouvé de fautes tant mieux, je perds le gout à les notifier en ce moment ! Et pr continuer dans la série : j'enfonce des portes ouvertes, je me rappelle pas précisement ce qui se passait avant ! Et c'est vrai que c'est difficile quand tu postes à tant d'intervalles de temps différents ! Bon ben dans ce passage, j'aime tout particulièrement la fin ! Quand il récupère l'épée parce que ca me rappelle mon histoire et je souhaite à ton héros moins de déconvenues Enfin, ca je le saurai qu'en lisant la fin @+ -= Inxi =-
  12. Plusieurs cordes, il me semble ! Sinon pour le fond, j'aime toujours. La, ce que je prefere, c'est la description du lieu que tu nous fais ! J'aime bien cette idée de navires constituant un barage dont ils vont se servir ! Tu as eu de l'idée ! Bon ben pas grand chose à dire à part que je sais pas trop où tu veux nous emmener et que je vais donc attendre @+ -= Inxi =-
  13. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    Il y a beaucoup plus diabolique !!! Lol... Quoique j'ai déjà tiré un manuscrit Et encore ! C'est pas fini Ca conditionne la fin Alors Iliaron, ca tombe bien que tu postes ! Parce que tu as la particularité de me faire remarquer les passages que tu trouves bizarres et que moi aussi je trouve comme ca ! Le principal 'probleme' de ton commentaire, c'est qu'il prend en compte le tout depuis le début de l'histoire. Comme tu as pas lu la suite ni la fin, je me demande si ca ne changera pas à la lecture de la suite ! Alors ce que je vais faire, je vais enregistrer ton com et tu me dis si tu changerais des trucs dessus à la fin de l'histoire ! Tu me diras si c'est ok Suite : Chapitre CXII C’était un soir du deuxième mois. La fille aînée du Duc d’Ortfare avait disparu depuis deux jours. Tout le monde savait que c’était la guilde des voleurs. Le mariage auquel elle était promise allait arranger un pacte de commerce avec une cité voisine qui, pour l’instant, était le monopole de la guilde. Neldirage avait appris qu’elle allait quitter la ville par bateau et également que les hommes du Duc et de l’Organisation allaient tout faire pour la récupérer les uns avant les autres. Les hommes du Duc pour faire leur travail et l’Organisation pour avoir un moyen de pression supplémentaire. Neldirage, lui, voulait simplement l’argent à la clé et la réputation que son groupe en retirerait. Cinq hommes restaient au quartier général et devaient apporter de nouvelles informations à Neldirage, Ulis et trois autres mercenaires qui étaient en ville et allaient tenter d’intercepter le convoi. Neldirage et ses hommes attendaient dans une ruelle à proximité de la guilde des voleurs. -Tout le monde se rappelle ce qu’on a à faire ? Aucun meurtre, il faudra se la jouer calme. Mettre hors d’état de nuire nos adversaires. S’ils deviennent menaçants alors faites ce que vous jugerez nécessaire, pas avant. Tous hochèrent la tête. Ils étaient équipés de longs bâtons ainsi que d’arcs et arbalètes à munitions rondes : celles qui ne tuent pas mais assomment. Ils avaient aussi une lame aiguisée à portée de main. -Le convoi est là ! Annonça un des mercenaires. Au même moment, des cris éclatèrent. -Merde, on fonce ! Ordonna Neldirage. Quand ils émergèrent sur la place, c’était une véritable pagaille. Les quatre camps étaient présents et se tapaient les uns sur les autres. Tous avaient attendu que le chariot quitte la guilde pour intervenir. -Allez-y ! Cria Neldirage à ses hommes. Trouvez la fille et ne perdez pas de temps à vous battre. Deux hommes contournèrent la mêlée tandis que Neldirage, Ulis et un troisième se jetaient dans la pseudo-bataille. Neldirage esquiva un coup qui allait le toucher à la tête. Par chance, un tir d’arbalète arrivait en même temps et ce fut le soldat du Duc derrière lui qui l’amortit avec son torse. L’homme fut projeté au sol avec une respiration hachée. Neldirage arma son arbalète et toucha à la nuque un homme qui s’approchait du carrosse. L’homme heurta la porte puis s’affala. Immédiatement après, un de ses hommes monta sur le toit du chariot. Il fit un signe qui indiqua que la fille n’était pas là. Neldirage siffla un grand coup pour leur dire de battre en retraite. Cinquante guerriers se battaient encore quand le petit groupe courut dans les ruelles. -On va où maintenant ? Demanda un homme exténué. -Le port ! Dit Neldirage en reprenant la route. Les six hommes se mirent à courir et déboulèrent dans une des plus grandes rues de la cité. A droite surgit un autre groupe. Au milieu, se tenait une femme terrifiée. Et à gauche de nos amis, sortit un groupe de l’Organisation. Neldirage et ses amis foncèrent vers leur mission tandis que le groupe de tueurs continua tout droit dans les rues. Le groupe de soldats protégeant la fille fit demi-tour quand ils virent les autres ravisseurs filer en direction du port. Maintenant, leur seule solution était de quitter la ville et la mettre à l’abri en attendant que cela passe. Neldirage et son groupe allaient les rejoindre quand un groupe de voleurs, qui avait perdu la fille, émergea devant eux et provoqua une collision entre eux. Nedirage et ses amis chutèrent au sol, se relevèrent tant bien que mal en récupérant les premières affaires qu’ils trouvèrent en chemin puis ce furent quinze personnes qui partirent à la recherche de la fille. Pendant cette course-poursuite, le groupe étant composé de membres hétéroclites, on se poussait et se faisait tomber à tour de bras. Neldirage vit Ulis se faire jeter dans un groupe de caisses et en réponse, notre ami tacla les jambes des hommes violemment. Après quelques minutes, ils ne furent plus que deux à courir : Neldirage et un de ses hommes. Ils regardèrent dans la rue où ils avaient vu du mouvement mais seul Ulis à l’autre bout apparut. Il hocha les épaules en signe d’incompréhension. Neldirage envoya son homme tout droit puis retrouva Ulis à mi-chemin. Ils remarquèrent une porte ouverte sur un jardin. Ils rechargèrent leurs arbalètes puis s’engagèrent. Le jardin était majestueux et épais. A l’autre bout, ils purent voir un homme courir en tirant la princesse par la main. Un groupe lui tomba dessus et s’empara de la marchandise. Neldirage et Ulis firent demi-tour et se positionnèrent chacun au bout de la petite ruelle par laquelle ils étaient arrivés. Ce fut Ulis qui siffla pour signaler qu’ils repartaient dans sa direction. Le temps que Neldirage arrive, un soldat de la ville avait mis en joue son frère. Notre mercenaire déboula comme un diable et lui envoya son poing dans la mâchoire. L’homme s’effondra, assommé. Neldirage sentit un carreau le frôler et se remit à courir quand il vit que les frères d’armes du soldat accouraient. Il rattrapa vite Ulis en voyant que les voleurs avaient opté pour les toits. Après dix minutes de plus à galoper en tous sens, Neldirage avait reformé son unité et ils apprirent que leur cible avait été vue près des docks. Les gardiens de la demoiselle étaient partis dans une autre direction en lui demandant d’aller se mettre à l’abri. A une dizaine de mètres d’eux, cinq soldats de l’Organisation tinrent également conseil. Ils se retournèrent brutalement vers eux et firent feu. Neldirage perdit deux de ses hommes. -Je croyais qu’on devait pas tuer ! Cria Ulis. -On s’est fait duper ! Ragea Neldirage. -Heureusement, on part dans la bonne direction ! Jubila un soldat. En effet, ils avaient été chassés en direction des docks par des hommes qui pensaient que la fille allait chercher refuge chez son père le Duc. Les trois survivants rejoignirent deux mercenaires sur les quais. -Là, dit un homme en pointant un petit voilier. -Bien, répondit Neldirage en hochant la tête, tous à bord. Les compagnons se jetèrent dans le frêle bateau qui s’enfonça un peu plus dans l’eau. Neldirage leva un drap à l’avant du navire. -Bienvenue parmi nous, madame... Un petit cri de terreur lui répondit. La femme ouvrit des yeux bleus de peur et alla se terrer à l’opposé de ses kidnappeurs. -N’ayez crainte… Tenta de la rassurer Neldirage. Nous ne vous ferons pas de mal ! Elle ne fut pas convaincue et se terra un peu plus dans ses bras et au bout du bateau. -Cap hors de la ville, ordonna Neldirage. -Tu es sûr ? Demanda Ulis. -Oui, confirma le chef officieux des mercenaires, toute la ville est surveillée, nous allons rester dehors le temps que ça se calme puis on ramènera la demoiselle. Neldirage s’assit à l’arrière et prit le petit gouvernail. Le bateau glissa lentement vers les flots. -Recruteur, dit le soldat en pensant que Neldirage était sous les ordres de son frère, heureusement que nous ne sommes pas partis sur la haute mer… En effet, deux gros navires étaient en pleine bataille à l’horizon. L’un battait pavillon du duc tandis que l’autre avait été volé par les hommes de l’Organisation. Le petit navire ne craignit pas d’être repéré et longea la côte discrètement. Au loin, on entendait les bruits de canons et des bruits de fusils. Ils débarquèrent dans une baie et tirèrent le bateau sur la plage où ils le dissimulèrent. La fille du duc semblait toujours aussi peu rassurée et n’avançait qu’au son des menaces qui contribuaient à la terrifier d’avantage. Neldirage rentra seul jusqu’à Ortfare où il contacta le duc le lendemain matin seulement. En attendant, Ulis et les survivants gardèrent la fille dans une grotte toute proche. Comme prévu, le duc les récompensa grassement et dès le lendemain, les plus hauts notables et meilleurs guerriers de la ville affluèrent dans son établissement. En revanche, depuis que les grandes forces avaient appris que des soldats avaient utilisé des armes au moment de la capture, la guerre était ouverte entre les quatre guildes. La cité en était divisée en parties identiques : la plus grande dirigée par le duc, la plus petite par Neldirage et les deux autres par l’Organisation et les voleurs. Pour l’instant, les deux frères avaient décidé d’une politique de l’autruche. Ils restaient en place en attendant que ça se calme. Neldirage ne contrôlait que cinquante hommes contrairement aux autres guildes qui en dirigeaient pratiquement dix fois plus. Même si les Capes Noires avaient récupéré la fille du duc, les autres chefs n’avaient pas cherché à ouvrir des représailles. Par contre, l’Organisation, elle, devait faire face à deux fronts. Grith fit passer un message par un nouvel arrivant, un mage. Celui-ci avait des capacités magiques intéressantes. Il s’était spécialisé dans l’esprit humain et était capable de faire croire n’importe quoi. A l’aube de cette journée, Ulis, sous le nom de Recruteur, avait rencontré le duc ainsi que le chef des voleurs. Ils avaient convenu que l’attitude de l’Organisation était impardonnable. Ulis avait manifesté sa volonté d’en prendre le contrôle et les deux autre factions acceptèrent le marché : si la hiérarchie de l’Organisation était changée alors les hostilités cesseraient. La guerre qui ne durait que depuis quelques jours avait déjà fait des centaines de victimes. Ce fut donc le soir même que Neldirage et sa petite armée traversèrent les rues en direction du bâtiment où la réunion du conseil de l’Organisation devait avoir lieu. Nombre de passants crièrent en voyant arriver ses hommes vêtus uniquement de noir et dont même le visage était caché derrière une capuche de même couleur. La garde avait pour ordre de ne pas intervenir et les voleurs devaient également faire comme si de rien n’était. Tous les hommes qui traînèrent dans le quartier furent sommairement abattus. Neldirage était sûr d’avoir tué des innocents mais c’était le prix à payer. Plus personne n’avait le droit de se mettre en travers de son chemin. La réunion se passait dans une grosse maison qui se situait à la frontière entre le quartier modeste et aisé. Une autre maison lui faisait face et c’est de là qu’allait regarder la scène Neldirage. En dessous de lui, ses hommes avaient encerclés la bâtisse. Même les égouts avaient été contrôlés. Ulis lui fit discrètement signe depuis la rue. Neldirage lui donna son accord. Le message fut rapidement transmis par celui que les mercenaires pensaient être la plus haute autorité de la guilde. Les torches furent lancées et le bâtiment s’éclaira de petits points luminescents. Après une minute, les premières flammes léchèrent la maison de bois. D’abord lentement puis de grandes traînées orange s’attaquèrent aux murs. Après quelques minutes de plus, les flammes rongèrent toutes les parois et les premiers cris se firent entendre. Armés d’arbalètes, les Capes Noires tuaient quiconque tentait de sortir du bâtiment. A l’étage, Neldirage vit des hommes ouvrir les fenêtres et tenter de sortir avant de se prendre une volée de carreaux. Quelqu’un de plus puissant s’arrêta devant la fenêtre. Neldirage le sentit… Il fut rapidement avalé par les flammes et l’étage s’effondra. A coup sûr, ce fut le chef ennemi. Celui-là même qui avait accepté le contrat pour tuer le général qui avait désobéi à l’Empereur. Neldirage sourit, d’une moue cruelle et diabolique. Même Ulis qui jeta un coup d’œil vers l’étage, où était dissimulé son frère, frissonna quand il vit cette expression de folie. Passage à l’étape numéro deux, pensa Neldirage en rentrant à l’auberge où Kler montait la garde en dormant dans la chambre. @+ -= Inxi =-
  14. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    C'est le nom de la cité qu'ils ont construit sous la cascade justement ^^ A l'heure Oui ! Un peu plus tard mais ca va revenir ! A la place, vous aurez quelqu'un d'autre Kroxi : Je peux pas quoter ton passage mais merci beaucoup ! Ca me fait plaisir et m'encourage à finir mon texte et en préparer des nouveaux N'exagerons rien De toute, je vais rester en gros sur cette idée ! Enfin voici des compléments aux précéentes infos !!! Merci à tous de me lire !!! Chapitre CXI Neldirage était sur la place du marché, il avait été embauché comme garde-étale et évitait ainsi que des voleurs choisissent gratuitement des marchandises du commanditaire. Neldirage se mit à réfléchir en surveillant la foule. Pour son projet, il devait absolument prendre le contrôle de l’Organisation de l’araignée. Il disposerait ainsi d’un réseau d’espions des plus efficaces… Ensuite, il irait visiter cette île qui se trouvait à une dizaine de kilomètres de là. Neldirage s’était renseigné sur les docks mais tout le monde lui avait dit que les îles les plus proches étaient loin au nord. Cette terre deviendrait sa propriété et son nouveau quartier-général mais pour cela, il lui fallait de l’argent et des hommes. Il savait que les soldats viendraient avec l’argent. D’abord, il accepterait n’importe qui mais après, il lui faudrait les hommes les plus fidèles qui soient. Prêts à mourir pour lui sans la moindre hésitation. Et c’est à ce moment là qu’il reviendrait. En attendant, il lui faudrait de l’argent. Il lui fallait un navire pour naviguer jusqu’à ces îles et il lui en fallait aussi pour acheter des armes et payer ses hommes. Neldirage vit soudain passer une silhouette qui ne lui était pas inconnue. Pourtant, cette personne n’aurait jamais dû être ici. Elle passa au travers de la place du marché sur ses gardes. Immédiatement, Neldirage vit trois hommes, qu’il connaissait comme faisant partie de la guilde des voleurs, prendre la même direction. Sans hésitation, il quitta son poste et traqua le groupe. Il remit la main sur eux dans une allée sombre. Les trois voleurs avaient dégainé leurs armes et avaient acculé Ulis dans une impasse. Un premier se jeta sur le frère de notre héros tandis que les deux autres patientaient. Neldirage entreprit de les embrocher. Le premier fut sauvé par une armure de plates tandis que l’autre s’écroula, transpercé. Un double duel commença à l’abri de tous les regards indiscrets. Ulis semblait avoir plus de mal ce qui se termina par deux minutes d’écarts entre la mort des voleurs. Neldirage avait simplement découpé la tête du sien tandis que Ulis avait profité de la fatigue pour enfoncer son épée dans les flancs de son adversaire. Les deux frères s’enlacèrent pour leur retrouvaille. -Que fais-tu ici, petit frère ? Demanda Neldirage. Il soupira et Neldirage sut que quelque chose n’allait pas. -Maman ? S’enquit notre ami. Ulis leva des yeux humides et hocha la tête. Neldirage sentit son cœur se serrer. Il la savait vieille mais dans ce genre de situation, cela faisait toujours un choc. La mort de son père l’avait vraiment détruit et il décida vite de changer de sujet car de plus, son frère avait eu le temps de surmonter tout ça… Autant ne pas le rendre à nouveau mélancolique. -Que te voulais ces hommes ? Demanda Neldirage la voix encore un peu brisée. -J’ai eu le malheur de poser un peu trop de questions sur toi… Neldirage ouvrit une bouche d’étonnement. -J’espère qu’ils n’ont pas imaginé que je suis en ville… Si mon anonymat est rompu, nous serons mal… -Je ne crois pas ! Répondit Ulis. Je t’ai retrouvé parce que je les avais entendus parler de quelqu’un qui éliminait les membres de l’Organisation. J’ai tout de suite pensé à toi car c’est eux qui t’en veulent. Pierre venait de revenir quand je suis parti, je me suis dit que tu aurais besoin d’un peu d’aide. -On continuera d’en parler plus tard… Aide-moi à cacher les corps. Les deux frères dissimulèrent les cadavres dans trois tonneaux. Ils seraient découverts mais Neldirage espérait bien que ça le serait le plus tard possible. Déjà que l’Organisation avait mis sa tête à prix, il n’aimerait pas avoir les gardes de la ville aussi sur son dos même s’il savait son établissement surveillé. Neldirage devait d’ailleurs payer une taxe, soi-disant pour une protection. Il savait que c’était un moyen de le détrousser mais la garde ne voulait pas intervenir. Neldirage était parti en colère en se promettant de régler ça dès qu’il le pourrait. Les deux frères quittèrent ensuite le lieu du combat pour retourner à l’auberge où Ulis fit la connaissance de Kler. Le frère de Neldirage se coucha assez tôt et les deux derniers éveillés décidèrent de ne pas le réveiller et partirent pour les docks. Ils mirent rapidement la main sur le bateau de Grith. Il y avait beaucoup d’activités et des hommes faisaient un incessant va-et-vient entre le navire et un entrepôt non loin. Kler décida courageusement de rester à couvert pour prévenir son seigneur si jamais quelqu’un approchait par derrière. Neldirage s’élança donc dans la nuit et assomma un porteur pour prendre sa place. Il y avait deux gardes au bout du ponton et sûrement bien plus à bord. -On se dépêche ! Cria un homme avec réserve à notre imposant guerrier. Neldirage ne leva pas la tête et monta sur la passerelle. Il vit un homme entrer dans la cale et en fit de même. Il y avait plein de caisses et en soulevant une, il vit qu’elle contenait des armes. Neldirage écouta une seconde les bruits du bateau mais, mis à part les grincements du navire en réponse aux vagues, il n’y avait rien. Le tueur s’écarta de la soute pour trouver un nouvel escalier qui se dirigeait dans les appartements. Sous le pont arrière, Neldirage trouva Grith qui était penché sur des papiers. L’homme leva la tête et, surpris, se leva en dégainant. -Neldirage ? Demanda-t-il. Nous qui te cherchions partout… Nous étions loin de nous douter que tu te trouvais sous nos yeux. Que viens-tu faire ? Neldirage s’avança et s’assit en face du bureau. Grith remit son arme au fourreau et se rassit à sa place devant l’attitude pacifiste de son interlocuteur. -Dis-moi la vérité… L’encouragea Grith. -J’ai besoin d’informations, répondit Neldirage, tu as donc deux choix : Soit tu réponds de bonne volonté mais tu te fais tuer par ton Organisation, soit tu réponds pas mais je te tue… Tu remarqueras qu’une des morts arrivera après l’autre voire pourrait être évitée si tu me dis tout ce que je veux savoir. Grith ne parla pas, sachant pertinemment qu’il ne faisait pas le poids face à notre bretteur. Il soupira et se pencha sur sa chaise. -Je n’ai guère le choix à ce que je vois… -Tu es plus perspicace que mes précédents interlocuteurs… Remarqua Neldirage. -C’est toi qui as tué nos membres ? Devant le mutisme de Neldirage, il continua : -Tu agaces les plus hautes autorités… Tu as le don pour ne pas te faire voir mais nos supérieurs attendaient d’avoir un témoin et ta tête aurait été mise à prix. Maintenant, je comprends pourquoi… La ville a été mise sans dessus dessous et beaucoup ont payé à ta place. -Tant pis pour eux… Dit finalement Neldirage. Je veux faire tomber la plus haute tête… Comment dois-je m’y prendre ? -Où est donc passé ce général que j’ai connu il y a si longtemps ? Celui qui n’avait qu’une envie, celle de s’établir et vivre en paix ? -Ce général là est mort depuis longtemps… Dit d’un ton froid notre ami. Depuis, j’ai affronté les Dieux et les ai vaincus. Je ne m’arrêterai plus. -Je vois… Si j’ai bien compris, j’ai intérêt d’être de ton côté. Enfin pour le moment, si ça tourne à ton désavantage, je repasserai de l’autre. -Tu feras ce que tu veux ! Annonça Neldirage devant l’honnêteté de son interlocuteur. Tant que tu réponds à mes questions et que tu ne parles pas de moi. L’homme soupira encore. Il portait des vêtements noirs, couleur qui habillait aussi de longs cheveux frisés. Son nez semblait cassé en plusieurs endroits et ses yeux reflétaient une malice machiavélique. -Il n’y a pas trente-six manières de détruire l’Organisation, avoua Grith. Une fois par mois, un conseil se réunit. Seuls les membres de ce conseil sont habilités à voir le Grand Maître. Personne d’autres ne sait qui il est. Frappe à ce moment et l’Organisation sera à toi. Mais ta seule option sera la chute du régime. Par contre, s’il y avait des survivants, qui serviraient ta cause, alors tu pourrais maintenir une cohésion qui te permettrait de prendre le pouvoir. -Survivant parmi lesquels tu figurerais… Proposa Neldirage. Et c’est pour ça que tu m’aides, comme j’ai pu le voir, on a que peu de respect pour toi et une promotion ne te ferait pas de mal… -Effectivement, reprit le voleur, dans les deux cas, que tu gagnes ou perdes, j’aurais ce que je veux alors je ne prends aucun risque à t’aider. Il tendit la main. -Nous n’avons jamais eu cette discussion… -… Que nous l’emportions dans la tombe ! Compléta Neldirage. -Pour mettre en action notre plan, il nous faudra des hommes et une couverture. -J’ai créé un établissement de mercenaires, annonça Neldirage, nous nous en servirons. Prends ça. Neldirage lui tendit un anneau qu’il avait acheté dans la journée. -Cet anneau est magique, applique-le sur l’épaule des recrues et une cape noire s’y imprégnera. On se reconnaîtra de cette manière. L’homme hocha la tête et Neldirage s’éclipsa rapidement en utilisant le même stratagème qu’à l’aller. Kler était terré derrière un baril et c’est avec un grand soulagement qu’il vit son maître revenir. Dès le lendemain, tout commença à s’enchaîner. Ulis fut mis au courant du dernier pacte et il fut décidé que seul le jeune frère soit révélé aux recrues. Il était désormais connu sous le pseudonyme du Recruteur. Neldirage restait dans l’ombre et guidait les affaires. Il était moins risqué de gérer la situation de cette façon car peu était ceux qui savaient que Ulis était le frère de Neldirage. Au grand soulagement des conspirateurs, Grith avait tenu sa promesse et les soldats commençaient à arriver. Au bout d’un mois, ils étaient vingt. Dix escortaient une caravane dans les montagnes tandis que le reste protégeait le quartier général. Neldirage s’était lancé dans de nouvelles affaires pour améliorer leur quotidien. Vente d’armes, d’esclaves, meurtres… Tout était bon pour ce groupe qui se faisait appeler les « Capes Noires » en rapport à leur tenue. Les trois autres forces majeures de la ville avaient essayé de l’infiltrer mais l’absence de tatouage les avait identifiés comme ne faisant pas partie des bons. Ulis devait alors faire comme si de rien était puis les conduire sur les quais où ils finiraient par faire un petit plongeon. Depuis un vrai jeu du chat et à la souris s’était déclenché. Un nouveau groupe émergeait mais on ne pouvait pas l’attaquer directement ce qui permettait à Neldirage et ses hommes une sécurité toute relative. Le mois suivant fut rempli de coups bas et vicieux dont Neldirage commençait à entrevoir le principe. @+ -= Inxi =-
  15. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    Hop la petite suite qui met le décor en place !!! Bonne lecture, je suis pas là du week pour info Chapitre CX Deux jours plus tard, Neldirage était sur un navire qui voyageait pour le sud. La veille, ils étaient arrivés dans le fort nain où ils avaient été accueillis à bras ouverts quand on comprit qui ils étaient. Neldirage leur confia Pierre avec la mission de le ramener à la cité de la Cascade. Lui, il ne rentrerait pas tout de suite : il avait des choses à faire avec l’Organisation de l’araignée. C’était un navire humain qui l’avait recueilli. Sa bourse étant pleine, Neldirage n’avait pas eu de problème pour se faire accepter à bord. Il l’avait quand même caché dans la crainte que l’équipage ne soit des pirates. Notre ami se fit passer pour un soldat désirant se retirer dans le sud pour y finir sa vie. Le capitaine ne lui posa pas de questions durant tout le voyage, ce qui lui convint très bien. Les hommes d’équipage le laissèrent aussi en paix, préférant ne pas s’approcher de cet homme solitaire qui passait ses journées en cabine. La traversée se passa sans incident et Neldirage mit pied à terre avec une tenue désastreuse. Ses vêtements étaient en lambeaux, son armure était aussi sale que ses épées, il n’était pas rasé et n’avait pas pris de bain depuis un bout de temps. L’équipage le regarda s’en aller avec méfiance avant de se mettre à décharger le fond de cale. Neldirage prit le premier marchand sur lequel il tomba pour s’acheter de nouveaux habits. -Bienvenue, marin ! On dirait que la traversée a été dure ! Neldirage se méfiait de cet homme. Son étalage n’était pas reluisant pourtant il semblait avoir la panse pleine ce qui prouvait qu’il devait tremper dans des affaires louches. -Effectivement… Répondit simplement Neldirage sans l’enthousiasme de son interlocuteur. J’ai besoin de vêtements et d’informations. -Tout se monnaye ! Annonça moins fort le gros homme en se frottant les mains. Par quoi commençons-nous ? -Je veux ce pantalon et ce haut ! Ordonna Neldirage en pointant un pantalon noir et une chemise blanche de marin. Le vendeur lui tendit et attendit la suite. Le petit étal se trouvait devant une petite ruelle qui séparait deux maisons. -Il manquerait de dignité que je me change dans la rue, vous ne trouvez pas ? Demanda Neldirage. L’homme fronça les sourcils et fit un mouvement de la main pour lui laisser accès à la ruelle. Neldirage se déshabilla pendant que le marchand cachait de son corps l’entrée du passage. Une fois que ce fut chose faite, notre roi sortit une dague et la colla dans le dos du marchand en le forçant à reculer. -Tu sais pas à qui tu t’attaques… Le menaça l’homme. -Justement, j’ai besoin de quelques informations. Quelles sont les guildes de la ville ? -Il y a celle du tanneur, des soldats, des… -Arrête de jouer avec moi ! Ordonna Neldirage en continuant à reculer dans le passage. -Celle de voleurs, du Duc de la ville et… Commença-t-il. -Et ? Demanda Neldirage. -C’est tout ! Dit-il trop vite pour être crédible. -Qui ? L’Organisation de l’araignée ? L’homme ne répondit pas. -Très bien… Les rumeurs étaient donc vraies… Leur quartier général se trouve bien dans cette bonne vieille ville de Ortfare. Tu travailles pour eux ? Il ne répondit toujours pas. Neldirage tint toujours sa dague de la main droite tandis qu’il fouilla le torse du marchand. Notre homme grimaça : entre la graisse et les poils, l’homme le répugnait. Il trouva néanmoins ce qu’il cherchait : un petit médaillon. L’homme grommela. -Tu ne sais pas ce que tu viens de faire… Ta tête sera mise à prix ! -Elle l’est déjà ! S’amusa Neldirage. Il lui planta la dague dans le dos et regarda le corps auquel on venait d’enlever la vie tomber dans la ruelle. L’homme avait vu Neldirage et il ne fallait pas qu’il soit dénoncé. Ce marchand était sûrement véreux et il savait qu’il avait fait le bon choix. Même si son épée et sa folie étaient toujours là, il espérait ne jamais tuer un innocent. Neldirage escalada le cadavre et émergea sur le quai. La chaleur était étouffante et peu de gens arpentaient les docks. Notre ami saccagea le comptoir et prit la fuite en espérant qu’on croirait qu’un client mécontent était venu réglé ses comptes. Après cinq minutes supplémentaires à marcher, Neldirage trouva une auberge mal famée. Des catins vendaient leurs charmes au premier venu et l’intérieur ne semblait pas plus reluisant. Pourtant, notre guerrier entra dans l’établissement et se paya un repas et une chambre pour quelques jours. Le propriétaire lui conseilla de ne rien laisser car les vols étaient fréquents. Une fois enfermé à double tour, notre ami sortit sa dague encore poisseuse de sang et la nettoya avant de se raser avec. Il coupa aussi ses cheveux pour n’en laisser que quelques centimètres. Il eut tout de suite moins chaud. Neldirage se regarda sur le reflet de sa lame et fut satisfait du changement : personne ne le reconnaîtrait. Pour l’instant, son accoutrement lui permettrait facilement de passer pour un marin à quai et qui cherchait un nouveau capitaine. Il s’assit donc à une table et entreprit de découvrir ceux qui lui permettraient de contacter l’Organisation de l’araignée. La soirée battait son plein lorsque trois individus s’assirent à une table et ne commandèrent rien. Ils étaient assez jeunes et quand ils rabattirent leurs capuches, Neldirage reconnut un des deux frères jumeaux qui l’avait enlevé. Neldirage sourit en portant sa coupe à ses lèvres. Un nouvel inconnu se joignit à la table et la discussion s’engagea. L’un des trois jeunes donna un objet à l’autre puis ils se séparèrent. Neldirage suivit l’homme qui était reparti avec l’objet. Il ne fallut pas longtemps pour que notre roi retrouve sa trace. Il avait disparu dans une maison délabrée toute proche. Une fois à l’intérieur, il ne trouva par contre pas par où il était parti. Neldirage s’arrêta dans une pièce où les empreintes se terminaient. Il faisait nuit et l’ancien général décida de se reposer un peu. La pièce était simple et se composait d’une table centrale entourée de quatre chaises. En face, il y avait une commode et une armoire sur le côté de la pièce. Un tapis en forme de flèche décorait qu’une partie de cette dernière. Neldirage s’assit sur une chaise et déposa ses épées sur la table. Il mit les pieds à côté d’elles et attendit patiemment que quelque chose vienne briser la monotonie du lieu. Il était en train de s’endormir quand une voix sourde venant de sous le plancher le tira de sa rêverie. Neldirage se dissimula dans un coin de la pièce et attendit. Une trappe s’ouvrit faisant basculer le tapis. Neldirage se maudit de ne pas avoir compris pourquoi il n’y avait cette bande de tissu que sur une partie du sol. L’homme sifflota et lorsqu’il se baissa pour effacer les traces de son passage, Neldirage l’assomma d’un coup d’épée derrière la nuque. L’homme tomba sur le sol en bois dans un bruit sourd. Après l’avoir dépouillé de tout objet, notre guerrier l’attacha solidement à une chaise. Neldirage le réveilla après s’être dissimulé dans l’ombre. -Que… Qui êtes-vous ? Demanda le voleur lorsqu’il eut repris conscience. -Parle et tu vivras… Annonça solennellement Neldirage. Quel est ton supérieur et où puis-je le trouver ? L’homme était en sueur et semblait totalement paniqué. Il parlerait, Neldirage en était sûr et il avait même sous-estimé la peur qu’il pouvait dégager dans une situation comme celle-ci. -Il s’appelle Grith et il rôde généralement sur son navire : l’Invincible. Libérez-moi maintenant ! De toute manière, n’importe qui aurait pu vous livrer ces informations ! -Merci, dit Neldirage en lui lançant la dague dans le cœur. Une fois que l’homme eut rendu son dernier soupir, notre ami dit : -Désolé, tu n’es pas assez loyal pour rester sous mes ordres. Neldirage quitta le lieu après l’avoir incendié. En quelques minutes, la maison se transforma en véritable torche géante. Même à une dizaine de mètres du brasier, Neldirage ne trouvait pas qu’il faisait chaud… Après avoir passé des journées entières sur une terre volcanique, on revoyait ses notions de chaleur. A côté de lui, une troupe de soldats passa pour rejoindre l’incendie et notre agitateur se cacha derrière un pilier. Neldirage retourna ensuite à l’auberge où les derniers ivrognes cuvaient en compagnie de charmantes demoiselles prêtes à soutirer les dernières pièces d’or restantes. Neldirage remonta dans sa chambre où il remarqua immédiatement que quelqu’un était couché dans son lit. Une petite arbalète reposait au pied du matelas et des affaires, celles d’un enfant à priori, étaient éparpillées de tous côtés. Neldirage tira son épée et la pointa sur la gorge de l’individu. C’était bien un enfant qui ouvrit de gros yeux lorsqu’il sentit la lame appuyer contre son œsophage. Il semblait sur le point de pleurer mais Neldirage ne s’apitoya pas. -Qu’est-ce que tu fais dans ma chambre ? L’enfant tira les draps sur lui avant de répondre. -Vous vous attirez des ennuis, mon Grand Seigneur… La guilde des voleurs et l’Organisation de l’araignée ont mis une prime sur votre tête… -Comme le sais-tu ? Demanda Neldirage sans baisser la garde de son épée. -J’étais voleur ! Mais ils me disent incompétent… Il rougit. -Et ils ont pas complètement tort… Mais je me suis dit que vous, ô grand seigneur, vous pourriez me sortir de l’ordinaire, hein ? Demanda dit-il les yeux pleins d’espoirs. -Ca dépend, répondit Neldirage, si tu connais cette cité comme ta poche alors nous pourrons faire affaire. -Alors, marché conclu ! Répondit le voleur en tendant la main. Neldirage serra le bras du jeune homme et le tira au sol en lui expliquant que le lit serait à lui. L’enfant ne dit rien et s’endormit presque instantanément sur les lattes du plancher avec une seule couverture sur lui. Neldirage mit plus de temps à trouver le repos, à l’affût du moindre bruit. Au matin, il ouvrit les yeux au moment où l’enfant allait dégainer son Croc. Neldirage lui prit violement des mains en lui expliquant que jamais il ne devrait toucher à cette lame. Neldirage crut qu’il allait fondre en larme mais il changea du tout au tout quand il lui donna la mission de trouver un commerce pas cher dans le coin. Neldirage allait se lancer dans le commerce d’armes. Il jouait le tout pour le tout car l’établissement devrait lui coûter la plus grande partie de sa bourse. Le reste lui servirait à survivre un mois voire deux. Le voleur revint une heure après. Le local qu’il avait déniché se trouvait assez proche du centre-ville tout en restant assez discret. Exactement ce qui lui fallait. L’endroit était délabré et serait donc moins cher… Le problème était que les réparations lui coûteraient cette différence qu’il avait cru récupérer. En deux jours, il était prêt à ouvrir. Finalement, Neldirage avait décidé de délaisser les armes pour ouvrir un centre de mercenaires dont il était le seul membre… Bien décidé à ne pas se laisser abattre, Neldirage commença en bas de l’échelle. Il accompagna des marchands au travers de la ville, des gens surtout perdus… Il s’occupait aussi des clients ayant trop gagné dans les salles de jeu ainsi que la décharge des petits bateaux sur les quais. Le salaire touché était minime mais il lui suffisait pour le faire vivre, lui et Kler. Neldirage passait son temps à se faire crier dessus. Il fut étonné de voir qu’il n’avait tué aucun de ses commanditaires après un mois. A la place, il se vengeait sur les hommes de l’Organisation de l’araignée. Grith s’était absenté pour un mois et Neldirage avait décidé de l’attendre. C’est donc une double surprise qu’il découvrit alors qu’il était dans Ortfare depuis cinq semaines. @+ -= Inxi =-
  16. Inxi-Huinzi

    Numar: une nouvelle ère

    Accord Ce que j'ai préparé, c'est les dialogues dans ce passage ! ( surtout celui ou ils parlent du code ) On est assez surpris et c'est pour ca que ca rend bien ! On s'y attend pas et on voit ca normal par la suite Et c'est relu ca ? Je pense pas qu'il y ait des tirets Il manque une majuscule Accord Soupir... Accord Une bonne suite et désolé pour le temps de réponse ! Maintenant la question va être : Est ce qu'ils vont s'en sortir @+ -= Inxi =-
  17. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    megophias : J'ai pris en note les modifs que tu m'as conseillé, je retravaille le tout qu'à la fin du texte, donc j'éditerai à ce moment là Merci pour ta motivation quand meme ! Je suis flatté ! Gemini : Nez pas peur... Nez confiance Forestier : Oué, jusqu'en Chine ou quelque chose du même concept ! Je developperai peut etre un jour cette partie Mais pas ici ^^ Fibz : Nez confiance aussi Sinon, les fautes ont été corrigées !!!! Megophias, envoie moi ton adresse mail que je t'envoie la premiere partie du texte et tu puisses voir les chapitres manquants Sinon que dire ? Ah oui ! Ben vous savez, si je n'avais pas eu l'idée de cette trahison ( qui m'est venu après un episode de buffy xD ) le texte serait terminé ici ! Enfin avec un prologue et tout expliquant jusqu'à la mort de Nedirage mais maintenant, quelque chose l'attend ! De pire Passage de transition entre l'avant derniere et la derniere partie ! Ca bouge pas beaucoup, on glisse lentement vers le nouveau décor. Les persos vont etre implantés ds le prochain chapitre ( ou presque ) Vous trouverez par conséquent ce chapitre et le suivant rapide et ennuyeux !! Enfin c'est pas tout a fait vrai mais par comparaison à ce qu'il vient de se passer si Mais comme on me l'a fait remarquer par exemple, je rajouterai des embuches quand Ylith et Neldirage remontent vers le nord ! Bref la suite !!! Chapitre CIX C’est donc sans crainte que le guerrier déboula dans une nouvelle pièce qui devait former le sommet de la tour. Le toit était soutenu par un cercle de piliers et une balustrade empêchait les imprudents de tomber de la tour. Il y avait une vue imprenable sur la région et Neldirage trouva ça terne et monotone. On se serait cru en enfer… Ce ciel rougeâtre… Cette terre noire et asséchée… Ces gros nuages sombres chargés de cendre… Deux formes occupaient le haut de la tour. Un grand guerrier recouvert d’une armure argentée et Pierre dont les yeux étaient blancs. Neldirage eut une sensation bizarre, comme si quelque chose essayait de rentrer dans sa tête. En réouvrant les yeux, il put voir que le guerrier avait essayé de lui lancer un sort. Bizarrement, celui-ci n’avait aucun effet. Neledirage sourit. -Tu dois être un grand Dévoreur pour que mes sorts de folie ne t’atteignent pas… Remarqua le grand guerrier en se levant de son trône. -Non, répondit Neldirage amusé, je suis déjà fou… En effet, depuis qu’il était entré dans le territoire chaotique, ses hallucinations avaient été provoquées par des sortilèges. Mais depuis qu’il était entré dans cette tour, il savait que son esprit avait sombré dans la folie. Le grand guerrier en armure argentée rit et Neldirage le rejoignit. Cela eut pour effet de le calmer. Il pointa du doigt l’ancien roi de la cité et Pierre vint à sa rencontre. -Tu ne peux rien faire… Dit longuement une voix. Neldirage jeta rapidement un regard autour de lui. Il était sûr que c’était Pierre qui avait parlé et pourtant, il n’avait pas ouvert la bouche. Dans le même temps, le fou put voir que la trappe par laquelle il était arrivé avait disparue. -Je ne t’abandonnerai pas ! Dit avec conviction Neldirage. Je tiendrai ma promesse ! -J’ai reçu l’enseignement du chaos, m’affronter serait de la folie. Neldirage agrandit son sourire et dit : -Et alors ? D’un revers de son épée magique, il débuta le combat. C’est vrai que Pierre se battait mieux que dans ses souvenirs. Pourtant, la lance n’était pas réputée pour être la meilleure arme dans un corps à corps. Neldirage attaquait donc simultanément avec ses épées pour éviter que Pierre ne puisse bloquer ses deux coups d’une seule parade. Normalement, contre n’importe quel autre guerrier, Neldirage aurait eu le dessus et se serait débarrassé de l’opposant rapidement. Mais là, il y avait quelque chose de diabolique dans sa façon de se battre et il parait une épée de sa lance et esquivait l’autre avec son corps. Impossible que l’un des deux ne prenne l’avantage dans ces conditions. Les deux combattants s’écartèrent sous le regard attentif du maître de la Tour de la folie. Pierre se fendit pour essayer d’empaler Neldirage. Notre fou fit un pas de côté, bloqua la lance avec une de ses épées et tenta un coup horizontal avec la deuxième. Pierre se baissa et tira pour dégager son arme. Il fit un mouvement de poignet et le sol sous Neldirage trembla. Notre ami tomba en lâchant une de ses épées. Son adversaire en profita et tenta de le clouer au sol. Neldirage attendit le dernier moment et roula pour atteindre son autre arme. Il se remit face à son agresseur qu’il savait désormais capable de lancer des sorts. Neldirage, au courant, ne pouvait plus se faire surprendre. Bizarrement, la rencontre avec la nécromancienne revint à son esprit. Neldirage espéra aussitôt que les sorts de Pierre ne fussent pas aussi puissants. Heureusement, c’était le cas. Pierre attaqua de nouveau. Neldirage para et les deux guerriers s’écartèrent l’un de l’autre. Pierre manipula son arme qui se scinda en deux. Désormais, les deux compagnons se battaient à armes égales. Il fallut encore un échange de coups pour que Neldirage repère la faille dans la garde de son ami. Il ne savait pas, par contre, quoi faire. Devait-il le tuer ? S’il le fallait, l’ex-roi n’hésiterait pas… Et pourtant, c’était son ami et même ça, l’épée et la folie ne pouvait le lui faire oublier. Après une maîtrise de soi insoupçonnée, Neldirage entailla les flancs de Pierre qui lâcha ses armes et tomba au sol. Les plaies saignaient beaucoup mais elles n’étaient pas profondes. Cela était plus impressionnant que dangereux mais au moins, ça le mettait hors d’état de nuire. Le maître de la tour parut agacé que son protégé se fasse battre si facilement. Neldirage le regarda, décidé à lui faire payer les tourments qu’il avait engendrés. -Que vas-tu faire maintenant que tes pouvoirs n’ont plus d’effets sur moi, tête de pain d’épice ? Demanda Neldirage en inventant un surnom à son adversaire. La créature sembla s’énerver et sortit une grosse hache qui devait avoir été récemment affûtée d’après l’éclat que le fil renvoyait. -Une hache, quelle originalité… Commença Neldirage en portant un coup de taille. Le chaotique esquiva et marcha doucement autour. -Le problème avec vous, les chaotiques, c’est que vous ne comprenez pas que vous êtes destinés à perdre. Le guerrier argenté ne parlait pas. Il attaqua et Neldirage sauta sur le côté et s’écarta de lui. Notre ami marcha dos à son adversaire et continua à se moquer. -Vous êtes tellement prévisibles… Tout en disant cette phrase, il croisa ses épées au-dessus de sa tête pour arrêter un coup qui aurait pu le couper en deux. Même de dos, il avait su d’où le coup allait venir. Neldirage avait du mal à contenir la hache qui voulait malgré tout descendre plus bas pour attaquer son crâne. Il réussit à dégager une épée tandis que l’autre retenait tant bien que mal la force surhumaine du guerrier. L’adversaire dans son dos, Neldirage attaqua l’estomac de son ennemi de sa main libre. Il n’y eut pas un son mais son ennemi recula, titubant. -Tu vois, tu vas perdre. Tu te vides lentement de ton sang. Je vais faire quelques attaques pour t’affaiblir, tu vas voir. Joignant le geste à la parole, Neldirage fit une série d’attaques vicieuses que son adversaire para parfaitement. Mais comme prévu, ses mouvements semblaient lui demander plus d’énergie à tous les moments. L’homme se retrouva acculé contre la balustrade. Neldirage le suivait toujours, regardant l’homme s’appuyer contre celle-ci à bout de souffle. -D’habitude, c’est les méchants qui parlent tout le temps.. Remarqua Neldirage en mettant un doigt sur sa bouche. Et ça leur a toujours coûté la victoire… Le guerrier profita de cette diversion pour lever sa hache au-dessus de sa tête. D’un mouvement aussi rapide que la lumière, Neldirage attaqua et lui entailla les poignets le forçant à laisser tomber sa hache dans le vide. Maintenant, le guerrier adverse était à sa merci et il pouvait en faire ce que bon lui semblait. Il perdait beaucoup de sang et en s’approchant, Neldirage put entendre une respiration saccadée. Notre ami lui enleva le casque pour voir un visage rose clair. Il n’y avait pas de nez et à la place, on pouvait voir un seul trou. Les orbites étaient vides de tout œil et sa bouche était remplie de petites dents pointues. Neldirage grimaça et lui remit son casque sans que le guerrier ne bronche. Il s’affaissa un peu plus contre la balustrade. -Tu payeras pour ce que tu as fait… Le menaça le vaincu. Neldirage sourcilla. -Tu as retrouvé la langue à ce que je vois ! Tes Dieux ne valent rien ! Cracha notre ami en poussant le guerrier par dessus bord. L’homme tomba en criant et Neldirage se pencha pour reproduire un son identique. Une fois que le corps eut disparu dans le vide, il se tut et rit. Il était temps de partir, remarqua-t-il. Pierre s’était évanoui et Neldirage décida de le porter… Du moins pour un temps. Le retour jusqu’en bas fut aussi étrange qu’à l’aller pour notre ancien roi. Il ne distinguait plus la réalité de ce qui ne l’était pas. Il se doutait que les créatures qui arrivaient à marcher alors qu’il ne voyait pas leurs pieds, faisaient partie de son imagination. Mais il voyait ensuite des lieux et des pièces que son esprit lui affirmait comme réels alors qu’ils défiaient toute raison. Même les lois de la gravité ne semblaient plus avoir cours car des hommes marchaient au plafond comme sur les murs. Même le temps semblait avoir perdu la tête. Neldirage pensait avoir marché pendant une heure mais en se retournant, il pouvait voir qu’il n’avait parcouru que quelques mètres. C’est donc avec un grand sourire que Neldirage retourna au rez-de-chaussée. Il tua quelques créatures, imaginaires comme réelles, puis sortit de la tour. Au milieu du pont, notre roi tenta de briser la structure de pierre sur laquelle il marchait. Après quelques coups d’épée, il remarqua que c’était futile et reprit sa route comme de rien n’était, son fardeau sur le dos. Neldirage avait tellement reçu d’illusions de nourriture et d’eau que son estomac en refusait maintenant toute entrée. Il n’avait pas bu depuis un jour et pas mangé de la vraie nourriture depuis plusieurs semaines. Bizarrement, Neldirage ne le ressentait pratiquement pas… Sauf ses excès de folie. En fait, il évitait d’y penser, sinon son ventre se nouait. Et maintenant qu’il avait un passager supplémentaire, il ne pouvait pas se permettre de perdre plus de temps et de force. Neldirage réaffronta les conditions climatiques cataclysmiques. D’abord la fournaise. Neldirage transpirait à grosses gouttes et ses jambes flageolaient. Il faisait des pauses régulières pour éviter des blessures. Le premier soir, alors que Neldirage était parti chasser, Pierre fit des cauchemars terribles. Il semblait libérer de l’emprise du mal mais comme son ami, il en garderait une empreinte indélébile. Neldirage ne trouva rien à manger. De toute manière, il était trop fatigué pour s’occuper de Pierre. Les deux amis s’endormirent sous une pluie fine mélangée à de la cendre. Le lendemain, ils rejoignirent les froides steppes. Ils purent boire et remplir leurs gourdes. Pierre ne pouvait toujours par marché mais restait conscient de courts instants. Neldirage retourna chasser et fut plus chanceux que la fois d’avant. Il tua un de ces yetis et reprit la peau comme couverture ainsi que la viande pour manger. Ils en goûtèrent rapidement avant de se remettre en route. Si leurs estomacs recevaient trop de nourriture, ils pouvaient exploser. Neldirage n’ayant pas envie de mourir à cause d’une cuisse de yeti, se retint de trop manger. Comme à l’aller, notre ami se dirigea au hasard et sous un blizzard constant. Il n’aurait pu dire combien de temps ils déambulèrent ainsi, dégageant la neige qui leur arrivait aux genoux, suçant de la glace pour s’abreuver… Leurs vêtements étaient trempés et Neldirage avait remarqué que son pantalon était à moitié arraché ainsi que sa manche droite. Sa cape de fourrure avait disparu et ils ne leur restaient que la selle en peau de yeti. Ils firent de grands détours autour d’un lac gelé qui menaçait de craquer à tout instant. Ils escaladèrent même des falaises abruptes, Neldirage tirant Pierre. C’est là qu’il remarqua qu’il n’était pas du bon côté car à l’aller, il ne les avait pas vues. Après trois jours à marcher dans le froid, ils aperçurent la mer. Neldirage sourit pour la première fois depuis qu’ils avaient quitté la tour. La folie avait un peu relâché son étreinte mais il était sûr de reconnaître Kaer Ynir au loin. Même s’il mourait d’envie d’aller quérir des nouvelles de son ancienne cité dont tous les guerriers avaient déserté les murs, il préféra rejoindre le fort nain où s’était déroulé la bataille des quatre armées. Enfin ils étaient de retour… @+ -= Inxi =-
  18. Inxi-Huinzi

    Le comte Zaleth de Goten

    Lol ! K'adore la vieille faute après Tu l'as mise à point nomé J'adore Je la ressortirai celle là ! Faut que je trouve le contexte par contre... Je vérifie dans le dico maintenant donc je m'en fous Moralité, tuons les arbres : Elevons des castors lustriens @+ -= Inxi =-
  19. Inxi-Huinzi

    Le comte Zaleth de Goten

    Ok... Je pensais pas que c'était ce mot en fait Autant pour moi ^^ Hop, manque une lettre ^^ Aucune remarque mdr...
  20. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    A y est !!!! Vla la suite ! Vous rattrapez votre retard donc la prochaine suite sera mardi Ca me laissera le temps d'écrire deux voire trois nouveaux chapitres ! Je boss aussi sur un projet qui tourne autour de l'histoire de Neldirage qui me prend un peu de temps ^^ Enfin bon, j'aurais besoin d'un dessinateur mais j'en parlerai le moment venu ! J'ai vu que les projets étalés ne finissaient jamais Allez, voila la suite ! Chapitre CVIII Immédiatement, Neldirage roula en laissant la peau du yeti derrière lui. Après un pas et un saut supplémentaire, l’ancien roi se mit à couvert derrière une petite butte de neige. Il continuait de tomber de gros flocons ce qui ne laissait qu’une dizaine de mètres de visibilité. Neldirage frissonna sans son manteau. Un guerrier apparut soudain devant lui. Il parut étonné de ne voir qu’une peau là où il croyait avoir vu un yeti. Le chaotique était jeune, il ne devait pas avoir plus de seize hivers. Il prit le manteau que Neldirage avait porté puis s‘éloigna. Immédiatement, le roi exclu le suivit. Prenant garde à rester invisible aux yeux de ce jeune chasseur. La filature dura près d’une demi-heure. Neldirage se demandait comment le jeune chaotique savait où il allait à travers ce blizzard omniprésent. Ils finirent par arriver non loin d’un village : notre ami entendit des voix plus sourdes. Il patienta une minute puis avança, les épées dégainées. Il ne trouva que les restes d’un campement de fortune. Il y avait eu plusieurs occupants qui étaient tous repartis il y a peu. Un feu bien protégé était en train de s’éteindre. Neldirage allait faire demi-tour quand une trace insolite attira son attention. C’était les marques d’une arme qui s’était incrustée dans la neige. On pouvait nettement voir une grande hampe terminée par une sorte de serpent. Aucun doute là-dessus, l’arme appartenait à Pierre. Le jeune guerrier était sûrement parti en quête de nourriture pour le groupe. Neldirage serra son épée magique avec colère. Il n’abandonnerait pas son ami… Pas maintenant. Neldirage ne sentait plus ses lèvres ni ses oreilles. Il y passa sa main et en détacha des cristaux. Il secoua la tête et une petite avalanche s’en suivit. Il ne lui restait plus qu’une cape du Kaer qui lui entourait le corps. Sa couleur marron d’antan avait pratiquement changé pour un blanc constant. Cela faisait deux jours qu’il pensait suivre ses ennemis. Il avança encore et après une dizaine de mètres, le décor se fit volcanique. Sur une centaine de kilomètres, le blanc innocent passa à un noir cendreux. Au loin, une chaîne de montagnes crachait magma et lave en fusion dans les airs. Quelque part sur cette bande, le devançant, Neldirage retrouverait son ami et tuerait ceux qui l’avaient enlevé. Après ce froid mordant, la chaleur étouffante était un nouveau fléau. Il n’y avait pas de vent et l’impression d’étouffer était mortelle. Neldirage remplit ses gourdes de glace et continua sa route. La progression n’était pas facile car des rochers pointus couvraient la surface du sol et il fallait sans cesse faire attention à l’endroit où l’on posait les pieds. Neldirage aurait pu se les ouvrir de nombreuses fois si le cuir de ses bottes n’avait pas été aussi solide. Après les bruits insolites du blizzard, les grondements incessants de la terre étaient tout aussi inquiétants. De nombreuses fois, la roche explosa dans des gerbes de feu. Neldirage remercia intérieurement Ylith de lui avoir donné cette armure. Pendant une semaine, il avança. Toujours plus loin dans cette zone volcanique. L’eau se faisait de plus en plus rare et déjà Neldirage sentait les effets de cette absence. Il transpirait abondamment et ses hallucinations revenaient. Combien de fois avait-il vu un oasis au milieu de ce terrain mort ? Combien de fois avait-il entendu une voix dans le creux de son oreille ? Maintenant, notre roi s’en était accoutumé et elle faisait presque partie de lui. Il ne comprenait pas ce qu’elle disait, il savait juste qu’elle lui parlait. Neldirage avait combattu nombre de créatures sur le chemin. Des chiens à la peau rouge et attaqués par une maladie invisible. Des hommes du peuple de la terre ayant été corrompus par les Dieux Sombres. Il but leur sang et mangea leurs chairs pour survivre. Il tuait sans pitié ni discernement. Au début, sa conscience avait été contre ce traitement barbare mais pour survivre, il fallait être prêt à tout. Neldirage se découvrit une volonté de fer. Chaque pas était plus douloureux que le précédent et chaque inspiration était plus riche en cendre. Sa peau était chaude mais l’armure protégeait des brûlures. Cela n’empêchait pas notre guerrier de sentir cette température extrême et ses mouvements étaient gênés par ce facteur extérieur et intérieur. Il faisait si chaud que l’eau était totalement absente de ce lieu stérile. La roche noire était si sèche que même le vent semblait les éviter. Neldirage avança en direction d’un chemin qui descendait dans un canyon. Il n’y avait pas de lumière mais les éruptions volcaniques proches décoraient le ciel d’un orange éclairé. Le sol s’affaissait de plus en plus et les derniers mètres étaient pratiquement à la verticale. Neldirage opta pour une descente méthodique et face à la paroi. Arrivé en bas, il soupira, ce qui délogea les particules de cendre fixées à ses lèvres. Neldirage aurait bien craché si sa salive n’avait pas été absente de sa bouche. Cela aurait permis d’enlever ce goût de mort et de désolation. Avant de continuer, Neldirage but les deux dernières gorgées que contenait sa gourde. Il restait aussi un bout de chien. Neldirage le laissa quelques secondes sur la roche et la viande crépita. Il la retourna et la mangea aussi vite qu’il put. La viande était mauvaise et âcre mais ici, ça avait le goût du paradis. Neldirage continua pendant une heure dans ce canyon. Il ne restait pas sur ses gardes car il se doutait que rien ni personne ne pouvait vivre ici. Pourtant, Neldirage fut surpris de voir une forteresse au milieu de ce désert volcanique. Il pensait halluciner, il se frotta les yeux, se retourna mais vit quand même le bastion alors qu’il venait de changer de direction. Il se tourna encore sur la gauche mais la forteresse était toujours en face de lui. C’était un grand bâtiment cylindrique qui montait haut dans le ciel. Un mur de près de trente pieds de haut en faisait le tour. Et avant ça, il y avait des douves de vide, menant directement sur les entrailles de la terre qui bouillonnaient de lave et de chaleur. Un seul pont permettait de franchir cet obstacle. Neldirage se retourna et vit son armée derrière lui. Tous lui sourirent, ses amis, sa famille, ses hommes, son père… Notre ami ne sut pas comment mais il finit par verser une larme qui lui embruma les yeux. Quand sa vision s’éclaircit, le mirage s’envola. Plein de colère, Neldirage hurla et se prit la tête. Il s’énerva puis rit si fort qu’il en eut mal aux côtes. Quand il fut calmé, il traversa le pont comme si de rien n’était. Il trouva la lave en contrebas plus impressionnantes que l’eau dans sa cité. Il sourit en pensant que ce bastion était la réplique du sien, mais version chaotique et plus petit. Deux minotaures de pierre de plusieurs mètres de haut soulevaient l’arche de la porte. Ils avaient été construits de telle façon à ce que leurs haches touchent la voûte. C’était très impressionnant, s’avoua Neldirage. Il n’y avait aucun garde, que ce soit sur les remparts ou à l’entrée. Pourtant, à l’intérieur du bâtiment, ça s’affairait. Le futur roi entra dans la forteresse et dut pratiquement se courber sous l’effet de la chaleur. Il était dans un grand hall. Sur sa droite montait en arc de cercle un escalier jusqu’à l’étage supérieur. Au rez-de-chaussée, il y avait plusieurs trous à même la pierre qui découvraient de nouvelles salles. Dans plusieurs de ceux-ci, Neldirage vit des chaotiques passer comme des créatures sans nom : chevaux de feu, serpents à la peau noire comme le charbon… Une voix stridente fit résonner le hall. Neldirage leva la tête, paniqué. Une troupe arrivait. L’ancien général courut dans l’escalier et ouvrit la porte. Il regarda rapidement la pièce qu’il venait de quitter pour voir une troupe de guerriers que Neldirage savait d’élite. Ils étaient tous de noir vêtus. Ils portaient un casque en forme d’étoile, étoile qui était reprise sur leurs boucliers et leurs armures. Une grosse hache à double tranchant pendait dans leurs dos mais Neldirage savait qu’ils ne la maniaient qu’à une main tant la force que leurs Dieux leur accordaient était phénoménale. Un son lugubre ramena l’attention de Neldirage sur la pièce qu’il visitait. La porte claqua derrière lui et quand il l’ouvrit, elle ne donnait plus sur l’escalier mais sur une nouvelle pièce. L’ex-roi regarda autour de lui. Ca devait être une salle d’archives car aux extrémités se faisaient face des rangées d’étagères. Il y avait encore des échelles qui permettaient l’accès aux rangées supérieures. Dessus, de petites créatures ressemblant à des gnolls s’affairaient. Quand elles virent Neldirage, elles ne s’alarmèrent pas. Elles firent une ébauche de sourire puis semblèrent se dissoudre. Quand la scène cessa de muter, le sol semblait plus mou et Neldirage crut s’enfoncer. Il parvint à atteindre la pièce suivante alors que ses chevilles étaient pratiquement empêtrées. Il crut être sorti d’affaire quand le sol se fit plus dur. Il allait regarder la nouvelle pièce quand il coula à pic dans une matière pâteuse. Neldirage se débattit mais rien n’y fit, il bougeait mais s’enfonçait encore plus. Il cria mais la matière rentra dans sa bouche. Il coula et alors qu’il était dessous depuis une minute, ses poumons lui crièrent de respirer. Sous cette brûlure, Neldirage ouvrit la bouche pour chercher de l’air inexistant. Il sentit le liquide se déverser en lui. Alors qu’il fermait les yeux, il se réveilla dans la pièce aux étagères. Notre ancien roi reprit lentement sa respiration. Si les Dieux voulaient l’achever, il ne se laisserait pas faire. Neldirage changea sa vision du monde mais vacilla sur ses genoux quand l’énergie maléfique se dévoila à ses yeux. Au lieu d’un calme flot bleu, il put voir des bâtons noirs volant dans tous les sens. Il n’y en avait partout, à tel point que Neldirage ne voyait pas grand-chose. Alors que le dévoreur de magie en dissipa un, les autres s’arrêtèrent et se tournèrent vers lui. Quand le premier le traversa, Neldirage sentit sa haine et sa soif de mort. Une rage éternelle et une envie de destruction permanente. Rapidement, notre héros les empêcha de le traverser. Il se remit sur ses jambes et ouvrit une porte qui donnait sur un autre escalier qu’il gravit en se demandant quand tout ça prendrait fin. La nouvelle pièce était toute noire mais quand Neldirage franchit le seuil, un halo de lumière éclaira le centre de la pièce. Méfiant, il avança. Une épée fut tirée. -Je te vois mais tu ne me vois pas… -Pierre ? Demanda Neldirage inquiet. Un rire sinistre lui répondit. -Peut-être… Cette réponse fut immédiatement suivie d’une attaque que Neldirage para. La forme disparut dans les ténèbres. Au prochain assaut, il serait prêt. Une nouvelle voix parla. -Tu nous as abandonnés ! Cria-t-elle. -Van ? Dit Neldirage en reconnaissant la voix de son ami. Une épée surgit sur sa gauche. Neldirage para et frappa. Il pénétra quelque chose de mou. En tirant, notre roi vit le visage de son ami qui lui dit : -Tu as fini par me tuer… -Non ! Protesta Neldirage. -Tu nous as tous abandonnés… Dit le corps qui s’était changé en celui de Ria. -… A cause de toi, nous allons mourir… Annonça Talaert. -… Nous serons torturés dans les enfers et c’est à cause de toi… Continua Rek. -… Tu es indigne du titre de roi ! Cracha un visage qui ressembla successivement à De la Garde, Farak et Ylith. -… Sauve-moi… Dit doucement sa fille, Joy. Un rire tonitruant fit trembler les murs de la salle et le bébé lui échappa des mains. Le corps tomba dans un trou sans que Neldirage n’arrive à l’en empêcher. Il hurla de toutes ses forces et quand il ouvrit les yeux, Pierre se tenait face à lui. -Tu me cherches ? Neldirage lui planta ses épées dans les entrailles et sourit. Chose à laquelle le monstre rit. D’une explosion de fumée, la scène muta. La lumière éclaira une pièce vierge de tous mobiliers sauf deux portes de chaque côté. Neldirage laissa tomber l’entrée pour se diriger vers l’autre accès. Un nouvel escalier s’afficha quand la porte s’ouvrit. Il commença à monter quand il ne sentit pas la marche sous ses pieds. Sa jambe se déroba et sa mâchoire toucha la pierre dans un dur craquement. Neldirage sentit du sang couler et sa tête lui tourner. Quand le choc fut passé, il se serait levé s’il ne l’était déjà pas. Il passa une main sur son menton pour voir qu’il était intact. Neldirage soupira, cette tour était vraiment un aperçu de l’enfer. Il monta quelques marches et une petite meurtrière fit son apparition. Il s’était beaucoup élevé, remarqua-t-il. Il ne devait pas être loin du sommet et de la résolution de cette énigme. Neldirage se remit en marche, de nouveau motivé et se mit à chanter, et siffler, fort un hymne barbare qu’il avait en tête. @+ -= Inxi, un brin de folie ! =-
  21. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    Merci beaucoup à tous J'ai eu l'idée de cette trahison qu'au milieu de l'histoire, à la base ca devait pas arriver! Mais vos commentaires me faisant revoir tout le temps mon histoire, ca change au fur et à mesure ! Enfin merci à tous et à cruelf qui a rejoint ! Voila pour la prophétie, je la rappelle pour ceux qui ne se souviennent plus Quand le croc sera libéré Il faudra attendre une éternité Quand surviendra la trahison L’épée prendra sa possession Alors il faudra partir Et de là, tout reconstruire Retourné à la source de la création Et y affronter ses abominations Chapitre CVII Voilà deux semaines que Neldirage avait quitté sa cité. Deux semaines qu’il ruminait des pensées plus noires les unes que les autres. Ria avait bien essayé de le calmer mais rien n’y avait fait. Il lui avait cdit un au revoir rapide et promit qu’il reviendrait bien qu’il ne sache pas quand. Il avait dit aussi à bientôt à son frère et à sa mère avant de reprendre la route. La cité de la Cascade verrait bien si elle survivrait sans son chef… La prophétie n’était revenue à l’esprit de Neldirage qu’en début de matinée. La trahison avait bien eu lieu, aucun doute. Ainsi que le Croc libéré… Vu qu’il le tenait en ce moment dans les mains. Ensuite, il était parti comme cela avait été prédit. Par contre le dernier passage était plus nébuleux. Et de là, tout reconstruire Retourné à la source de la création Et y affronter ses abominations Tout reconstruire quoi ? Se demanda Neldirage. Une cité ? Il ne pourrait jamais ! Et partir où ? Où était cette source de la création. Quelles étaient ces abominations ? Trop de questions auxquelles il n’avait pas de réponses. Un bruissement de feuilles attira son attention. -Et bien ! Tu en mets du temps à comprendre qu’il y a quelqu’un qui t’observe ! -Tu es un elfe… Répondit Neldirage lassé. Je ne t’ai pas entendu venir, Ylith. L’elfe replia sa cape blanche et s’assit à côté du feu tout comme Neldirage. Ils gardèrent le silence un moment, tous deux concentrés sur les flammes. -Ce sont des imbéciles de t’avoir chassé… Commença l’elfe. Ils courent des dangers dont ils n’imaginent pas l’ampleur. Neldirage soupira et replia ses jambes contre son torse. Il savait qu’il avait raison et qu’ils n’auraient pas dû le bannir. -Tu devrais y retourner ! Proposa Ylith. -Non ! Dit brusquement Neldirage. -Où vas-tu ? Demanda ensuite l’elfe. A la poursuite des chaotiques ? Neldirage hocha la tête silencieusement. -Je peux t’accompagner jusqu’à la frontière si tu veux, proposa Ylith. Ensuite, si on ne les a pas rattrapés, ce qui sera sûrement le cas, je te laisserai seul. Neldirage ne dit toujours rien et se contenta de garder le silence ce que l’elfe prit pour un accord. Notre banni s’endormit ensuite,se repassant sans cesse la scène de son exil. L’ex-roi se réveilla en même temps que le soleil qui commençait déjà à le brûler en ce début de matinée. Ylith mangeait une de ses rations et Neldirage en fit de même. Ils gardèrent le silence jusqu’à ce que l’elfe monte à cheval et que Neldirage l’imite. Ils prirent cap plein nord pendant que Neldirage comprenait lentement le sens de la prophétie. La création dont elle parlait devait sûrement être celle de l’épée. Comme ses origines étaient chaotiques, le nord était un double choix. Les fugitifs ne devaient pas avoir plus d’une semaine d’avance mais Neldirage craignait d’avancer à la même allure qu’eux. Les deux amis voyagèrent discrètement et rapidement. Ils pensèrent même les avoir rattrapés lorsqu’ils virent que les chaotiques avaient pris un navire pour rejoindre le nord plus vite. Le fleuve se trouvait dans une longue vallée dans laquelle le vent s’engouffrait régulièrement en direction du nord. L’elfe et l’humain continuèrent à cheval bien que le bateau prenait de plus en plus d’avance. Pendant ce temps, Neldirage décida qu’à son retour, s’il revenait, il se mettrait en quête de l’Organisation de l’araignée. Quand il était général, il avait eu un projet pour eux et il voulait le mettre maintenant à exécution avec quelques modifications. Ils rejoignirent la frontière en deux semaines ce qui n’était pas un mince exploit. Ylith laissa là Neldirage et fit demi-tour. Les deux amis se souhaitèrent bonne chance et Neldirage le remercia malgré la réserve qu’il avait mise pendant le voyage. L’elfe sourit de façon énigmatique et promit qu’ils se reverraient vite. Eclair semblait réticent à aller de l’avant mais Neldirage le rassura et les deux compagnons avancèrent. Pendant plusieurs kilomètres, la végétation resta la même. Des plaines recouvertes d’herbes et des forêts éparses et profondes. Puis, le paysage changeait pour laisser place aux pays du chaos. De vastes étendues neigeuses coupés de bandes de terres volcaniques. Cela aurait dû être logiquement impossible mais là où la magie et le mal régnaient, rien n’avait de sens. Un groupe d’empreintes attira l’attention de Neldirage qui décida de suivre cette piste qu’il pensait être celle de Pierre et des chaotiques. Le fleuve n’était qu’à un kilomètre et c’était possible qu’ils aient décidé de continuer à pied. Le blizzard commença à se lever et Neldirage resserra une vieille cape en fourrure autour de lui. Il l’avait directement ramenée du Kaer Ynir. Eclair, quant à lui, ne semblait guère affecté. L’armure elfique semblait aussi à l’épreuve des températures extrêmes. Neldirage soupira et laissa la neige former un igloo naturel autour de lui et son cheval. Le maigre feu qu’il avait réussi à allumer ne réchauffait pas beaucoup et il savait qu’il pouvait s’éteindre à tout instant. Il n’avait fait qu’une dizaine de kilomètres et pourtant Neldirage avait l’impression d’avoir changé de monde. Dans le blizzard, il entendit plusieurs fois des rires sinistres. En regardant avec son autre vision, notre ami put voir qu’il subissait des attaques. Il en dissipa quelques-unes et les autres ne revinrent plus. Il put passer une fin de nuit plus paisible. Le temps ne parut pas changer le lendemain et Neldirage se demanda même si c’était le jour ou la nuit. La neige lui fouettait le visage et il rabattit sa grande capuche devant lui. Un grognement sur sa gauche attira l’attention de Neldirage. Un yéti lui faisait face. Neldirage les avait déjà rencontrés dans les montagnes près de sa cité mais il avait fallu plusieurs hommes pour l’achever. De plus, notre ami doutait que la créature qui était là, existe ailleurs que dans sa tête. Il tenta de la dissiper mais la créature resta en place. Neldirage dégaina rapidement quand il comprit que c’était un vrai combat. La créature chargea griffes et crocs. Neldirage para un coup de poing et entailla le bras de l’immonde bête. La créature rugit sur cette blessure inattendue et leva les bras au ciel. Neldirage saisit l’opportunité et lui plongea la lame dans le cœur. La créature ouvrit des yeux jaunes penauds puis s’écroula. Notre ancien général mit pied à terre et dépeça la bête. Il conserva une partie de la viande et mit la fourrure en surplus sur ses épaules. Les rigueurs du climat s’apaisèrent. Malheureusement, notre ami ne savait pas quelle direction prendre. Les dernières traces avaient disparu depuis longtemps et Neldirage se demandait même s’il n’avait pas fait demi-tour. Plusieurs jours, il erra ainsi, imaginant des choses, entendant des voix. Il perdait lentement la raison au fil de son errance. Un soir, alors que pour la première fois depuis des jours, la neige s’était arrêtée de tomber, il aperçut un camp de fortune. Neldirage ouvrit des yeux d’excitation et sourit cruellement. Tout un camp de nordiques. Ce même peuple qui avait corrompu un de ses amis. Ce même peuple qui était la cause de sa propre déchéance… Neldirage dégaina et s’approcha furtivement. Il fut repéré par une sentinelle qui ne donna pas l’alarme. Elle semblait plus curieuse de cet inconnu au milieu de nulle part, qu’alarmée. Neldirage lança son épée dans son torse avant que le chaotique ne finisse par comprendre que c’était la mort qu’il regardait. Le camp n’était pas beaucoup gardé et il y avait peu de soldats. Une dizaine de femmes et d’enfants pour autant d’hommes. Neldirage entra dans la première tente. Une voix chuchota derrière lui. Il se retourna et frappa mais n’abattit que du vide. On rit derrière lui, une goutte de sueur coula sur son front. Neldirage mit un coup de bas en haut mais il n’y avait personne… Du moins au début. La lame continua sa course sur l’un des deux barbares qui dormaient. Heureusement pour Neldirage, le coup l’atteignit à la tête et lui fendit le crâne en deux. Il ne fit pas de bruit mais le sang se répandait très vite. Neldirage tira une dague et la planta avec plaisir dans la carotide de l’autre homme qui allait continuer un rêve infini. Le tueur découpa à même la tente une sortie et se glissa dans la suivante en exécutant encore ses occupants. Neldirage visita toutes les tentes où il tua tous les chaotiques un par un. Dehors, il ne restait plus que trois personnes. Deux gardes près du feu central et une esclave, ou une de leur femme, Neldirage ne savait pas. Notre tueur sortit de la tente armes aux poings et riant fort. Les deux gardes tendirent leurs lances mais Neldirage les détourna et envoya un violent coup de pied dans le premier puis zébra le torse du second d’une traînée rouge. Le premier tomba à la renverse dans le feu où il se mit à hurler. Neldirage saisit la lance et le traversa de part en part pour l’y maintenir. La femme avait disparu de son champ de vision mais il sentit un mouvement sur sa gauche. Neldirage leva le bras et saisit celui de la femme chaotique. Elle avait tenté de le poignarder mais il lui laissa une chance. -Je vais te poser une question… Dit Neldirage. Mens-moi et tu mourras. Où sont ceux qui ont enlevé un de mes amis. -Je ne sais pas ! Répondit-elle avec un accent que Neldirage n’avait jamais entendu. -Où est la prochaine communauté de ton peuple ? -A… A l’est… Répondit-elle effrayée. La voix se discorda. Elle devint d’abord très grave puis si aiguë que Neldirage dut grimacer pour contenir la douleur. Le visage de celle qu’il tenait changea de couleur puis d’apparence. A présent, il était d’un vert-jaune et il ressemblait à un masque en train de couler. La bouche s’ouvrit sur une absence de dentition et une langue déchirée. Sans hésiter, Neldirage planta son épée dans le ventre de la créature. Quelque chose de chaud le ramena à la réalité. Du sang coulait sur son front. La femme chaotique regardait Neldirage avec un « pourquoi ? » muet. Du sang coulait tout autour de sa bouche. Quand l’ancien roi du sud le remarqua, il lâcha le corps qui s’affaissa. Bizarrement, le fait de savoir qu’il venait de tuer quelqu’un de désarmé par un tour de son imagination ne l’émouvait guère. Neldirage essuya son épée sur les replis d’une tente puis incendia le campement. Il regarda autour de lui, et vit des formes s’agiter dans les ténèbres. Sans hésiter la moindre seconde, il chargea ces créatures. Quand elles le virent, elles coururent à sa rencontre. Leurs pas étaient saccadés et désordonnés. Quand les adversaires se rencontrèrent, les formes disparurent. Neldirage soupira et rangea son arme. Eclair s’approcha lentement et il l’enfourcha de nouveau. Neldirage se sentit tomber. En regardant ce qu’il se passait, il vit une lance dépasser de son ventre. La douleur le fit hurler… et revenir à lui. Il était toujours près du campement incendié mais il n’était pas blessé. Eclair regardait en se demandant ce qu’il arrivait à son maître. Neldirage calma sa respiration haletante puis remonta sur le cheval dont il venait de tomber. Vivement que je retrouve Pierre, pensa Neldirage. Les deux compagnons restèrent un instant immobiles, l’ex-roi décida de continuer vers le nord. Une lumière orangée flirtait avec l’horizon et cela contrastait trop avec le noir de la nuit. Un vent froid le força à tourner la tête puis la neige se remit à tomber. Immédiatement, Neldirage n’eut plus aucun repère et ce fut à l’aveuglette qu’il continua. Après six jours de chevauchée, notre ancien général mit pied à terre. Il approcha d’Eclair et le regarda dans les yeux. -Ecoute, mon fidèle destrier. Il faut que tu retournes dans notre cité… Le cheval recula de quelques centimètres en renâclant. -Je sais que tu n’es pas d’accord… Mais je n’ai bientôt plus de nourriture pour toi, je ne veux pas te perdre. Je n’ai pas les moyens de te protéger contre les attaques que nous allons supporter. Je ne sais même pas si je vais pouvoir me protéger moi-même… Le cheval se calma et sembla l’écouter avec attention. -Si jamais je ne revenais pas, il faudrait que tu prennes soin de ma famille. Mon frère, ma Ria et ma fille. D’accord ? Demanda Neldirage avec douceur. Le cheval bougea la tête ce que Neldirage comprit comme étant un accord. -Alors, va ! Eclair lécha Neldirage qui sourit devant ce traitement affectueux. Le cheval sembla savoir où aller car il trotta dans une direction précise. Neldirage le regarda partir en espérant sincèrement le revoir. Déduisant que le cheval avait pris le chemin du sud, il partit en sens inverse. Ses bottes étaient trempées et Neldirage avait les pieds mouillés ce qui le gênait énormément. La peau du yeti le recouvrait de pied en cap. Elle traînait beaucoup derrière lui mais la chaleur procurée par cette protection n’était pas négligeable. Après une heure à se frayer un chemin à travers une épaisse couche de neige, Neldirage fut stoppé par une lance qui se planta dans sa fourrure. @+ -= Inxi =-
  22. Inxi-Huinzi

    Le comte Zaleth de Goten

    Trop vrai en plus.... Expions ! Expions ! Beurk !!! Un petit bug J'osais pas le dire xD tracassait Mdr... rompra ? Oo Allez, c'est bien J'en veu encore @+ -= Inxi =-
  23. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    Bon, voila le fameux chapitre ! Comme il est important, j'aimerais le max d'avis et ne posterai la suite que samedi ^^ En plus, comme ma vitesse de post à vite diminuer mon avance, je vais pouvoir rattraper tout ca Bref, voici quelques réponses !! Chapitre CVI Ce petit incident disparut bien vite de sa mémoire et le repas se finit assez vite. Neldirage retrouva Ria qui l’attendait à la sortie de la maison dans laquelle il avait mangé. Dix minutes après, l’ancien général se retrouva devant la porte d’une coquette maison de deux étages. En y entrant, il put voir que les pièces étaient assez restreintes mais qu’il y avait suffisamment d’espace pour y vivre. Tout de suite sur sa droite se trouvait le salon où une femme ayant dépassé la cinquantaine veillait sur un berceau. Neldirage s’en approcha prudemment sous un sourire amusé de Ria. La nourrice prit congé lorsqu’elle comprit qu’elle dérangeait et laissa la famille tranquille. Le bébé dormait et Neldirage le contempla. Seule sa tête dépassait d’une petite couverture rose sur laquelle il avait été tissé, dans un coin, le prénom de Joy. Elle avait son pouce dans sa bouche et ses petites joues roses bombées se gonflaient de temps en temps. La respiration était silencieuse et calme. Neldirage sourit en regardant sa fille. Après plusieurs minutes qui lui parurent quelques secondes, Ria posa sa main sur son épaule et l’encouragea à aller dormir. Sur le chemin de la chambre, Ria apprit à son amant que sa famille était venue habiter en ville. Neldirage déduisit qu’après l’enterrement de son père, ils avaient voulu se changer les idées. Neldirage réfléchit à un poste pour son frère jusqu’à ce qu’il pousse un soupir en s’allongeant sur son lit. Il allait s’endormir quand Ria passa la main sur son torse lui faisant comprendre qu’elle ne le laisserait pas se coucher si facilement. Le lendemain fut un des plus durs réveils de Neldirage. Après cette année à dormir à la dure, le confort d’un lit, même rudimentaire, était le véritable paradis. D’un soupir résigné, il enleva le corps de sa douce de lui et s’habilla rapidement. Il avait une cité à gérer. Dans un an, pratiquement jour pour jour, était prévu le retour du général Talaert Désormais, il en restait une poignée. Le général Ron était revenu de sa campagne quelques semaines auparavant et Nalitr et sa flotte, depuis trois jours. Neldirage avait envoyé Talaert au sud-ouest, dans les plaines désertiques. D’après les rapports qui revenaient de cette zone, il n’y avait eu aucun problème majeur. Le général Talaert était parti avec près de mille hommes. Tous venant du centre de l’Empire. Ron, quant à lui, était parti avec les barbares, ses restes de canons, ainsi que ses fusiliers. Il était également parti avec mille hommes dont beaucoup était des bleus. Il voulait créer des sections de chasseurs spécialisées dans le combat en forêt, forêts qu’ils avaient écumées pendant un an. Cinquante soldats avaient péri pendant cette année, pour deux affrontements majeurs. L’un contre des hommes-bêtes et l’autre contre le peuple de terre. Neldirage ne savait pas grand-chose sur cette dernière population, seulement que c’était un peuple ancien. Venu au monde avec celui du feu, de l’eau et de l’air. Après une ancienne dispute, les quatre s’étaient séparés. Dans tous les cas, Ron lui avait dit qu’ils n’avaient pas opposé beaucoup de résistance. Ce n’était que les adeptes d’un temple voisin… Ce fut Nalitr qui mena le plus de batailles. Sa flotte de quatre vaisseaux de guerre avait fait la chasse à tous les pirates ayant établi un camp le long de la côte. Au sud de l’Empire, il était désormais connu sous le pseudonyme de « Commandant ». Il coula plus de cinquante navires en huit mois. Deux bateaux revinrent au port trois mois avant le retour prévu car ils connurent de graves dégâts lors d’escarmouches maritimes. Heureusement, deux navires supplémentaires avaient été construits et étaient partis renflouer l’escadre. Neldirage et ses amis avaient repris le relais en ville pour la surveiller. Il patrouillait comme autrefois bien que leurs visages soient connus de tous… Surtout Neldirage. Rek et Fertan géraient bien la cité, le futur roi n’avait qu’à s’occuper de problèmes mineurs et de signatures. Cela lui permettait de passer plus de temps avec sa fille qui, désormais, marchait et disait quelques mots. Ria, quant à elle, s’était rangée. Elle ne s’occupait plus que de sa fille dans le château où ils pouvaient maintenant vivre bien que le dernier étage et le toit ne soient pas encore achevés. Heureusement, les saisons étaient douces et le temps fort clément. Celui qui inquiétait plus Neldirage était Pierre qui était de plus en plus absent. Un jour, Neldirage l’avait fait pister mais on avait perdu sa trace non loin des montagnes. C’est au début du douzième mois que Neldirage convoqua son état-major. La réunion allait se passer dans la grande salle du château. Elle n’était pas encore très décorée, remarqua Neldirage. On pouvait voir des piliers qui encadraient l’allée centrale auxquels pendaient également les bannières de toutes les armées vaincues. Cela passait des orcs des pics lointains, aux pirates de Racakus à l’ancienne armée du général Boreric. Un long tapis rouge brodé de vert partait du trône jusqu’à la porte d’entrée. En dessous du siège royal se trouvait deux sièges plus petits pour les intendants. Et entre ses trois places se manifestaient deux piédestaux dont un plus gros que l’autre. L’un supportait la couronne tandis que l’autre était muni d’une fente permettant à l’épée de Neldirage d’y reposer. Rek et Fertan s’assirent en dessous de lui tandis que les généraux Ron et Talaert restèrent debout en face du trône. A leur droite arrivèrent ensuite l’amiral Nalitr et les capitaines Sebastian, Rudolf, Antonï et Franck. Il y avait aussi près d’un pilier Grompf et Pat qui discutaient avec Van et Ylanay. Il ne manquait plus que les mages ainsi que Pierre. Leur présence étant facultative, Neldirage commença à parler des rapports qu’il avait reçus des agents de Van Hoff. -Voilà quelques temps que l’Empire songe à briser l’armistice qui régit nos deux contrées. Tous se turent pour écouter. -J’ai reçu un ultimatum de La Garde il y a quelques heures. Ce chien nous menace et souhaite mon exil sous peine de représailles. Je pense que même avec ça, ils attaqueront. Je pense que nous devons jouer sur l’effet de surprise tout de suite et attaquer dès maintenant. -Ce que tu as oublié de mentionner, intervint Rek, c’est que La Garde n’a pas retrouvé tous ses appuis et qu’il lui reste encore des détracteurs à convaincre avant de se lancer dans cette opération. -C’est pour ça qu’il faut attaquer dès maintenant pour nous laisser une chance, soutint Neldirage. -On peut pas tenter la diplomatie ? Demanda Pat à travers la salle. -Impossible, la seule personne pouvant parler en notre faveur est gravement malade. Il baissa les yeux en pensant à son deuxième père. -J’aime pas trop l’idée de repartir tout de suite en guerre… Annonça le général Talaert qui venait à peine de rentrer. Les hommes sont fatigués et ils aimeraient bien se détendre. -Je ne les paye pas à rien faire ! Cracha Neldirage plus violemment qu’il ne l’aurait voulu. -Mais nous nous battrons s’il le faut ! Finit Talaert. -Je ne pense pas que ça soit une bonne idée d’attaquer, s’avança Nalitr. L’Empire est redevenu fort et les querelles internes sont réglées. Ils nous sont largement supérieurs en nombre. Mieux vaudrait tenir la position ici. Si la ville tombe, cela ne sera qu’au prix de plusieurs dizaines de milliers de vies. -Personne n’approchera ma cité ! S’ils arrivent jusqu’à nous, ils détruiront les deux bastions entourant le lac ainsi que la communauté Supérieure et Inférieure. Trop de personnes seraient sacrifiées. -Ce n’est pas un vulgaire général voulant venger son honneur perdu que tu vas devoir affronter, Nedi, dit Ylanay, mais bien un Empereur résolu à retirer une épine de son pied. Tu ne pourras convaincre ses hommes. -Je vais lui montrer que l’écharde est plus enfoncée que ce qu’il croit… Nous pouvons faire une guérilla et saper le moral de ses troupes ! La porte de la salle s’ouvrit et Firtaes et Trair rentrèrent en écartant les gardes de leur passage. -Encore en retard ! Lâcha sèchement Neldirage. Voyant que Neldirage semblait énervé, ils tinrent leurs langues au grand soulagement du futur roi. -Nous avons vaincu pratiquement toutes les créatures hostiles dans un rayon de trois à quatre cents kilomètres. Que pourrait-il nous arriver ? Je prendrai moi-même le contrôle des troupes et nous rentrerons victorieux. -Pour que ton épée te fasse faire n’importe quoi ? Demanda Van qui ne semblait pas avoir oublié l’incident de la bataille contre les sauvages des montagnes. Tous attendaient avec attention la réponse que Neldirage allait donner à cette question épineuse. Pour seule réponse, il se mit debout, dégaina et l’enfonça violemment dans le piédestal. -Je n’ai pas besoin d’elle ! Dit Neldirage rageusement. Il quitta la salle en coup de vent, laissant le conseil dans une profonde réflexion. Il alla se calmer sur la terrasse royale où l’air marin lui fouetta les narines et le fit frissonner, chose rare pour un été qui s’annonçait réellement chaud. Neldirage soupira bruyamment. Il se passait quelque chose dont il n’était pas au courant, il en était persuadé. Mais qu’est-ce que tous ses amis pouvaient savoir et pas lui ? Telle était la question qu’essayait de résoudre Neldirage. Cela avait commencé au moment où ils avaient rencontré les nains. Le futur roi ne voyait par contre pas ce qui avait provoqué ça. Il avait toujours bien agi et voilà que maintenant, tous se dressaient contre lui… Il serra fort la balustrade puis s’en alla quérir auprès des concernés les réponses à ses questions. Quand il revint dans la salle du trône, il n’y avait plus personne. Neldirage remit son épée au fourreau et interrogea un garde qui lui apprit qu’ils étaient passés dans la salle du conseil. C’était une salle composée d’un seul grand meuble : une table qui permettait de délibérer aux gens formant la cour du roi. Neldirage ouvrit la porte et la conversation se tut et tous regardèrent leur supérieur. -Je veux savoir ce qu’il se passe ! Ordonna Neldirage. Personne ne broncha et Ylanay se décida enfin à parler. -La première nouvelle c’est que Pierre a été vu avec des chaotiques. -Comment ça ? S’exclama Neldirage. -Cela fait un an environ qu’il rejoint ce groupe qui nous suivait. -Plusieurs soldats ont disparu en essayant de savoir ce qu’il se tramait… Ajouta Rek en hochant négativement la tête. -C’est impossible… Murmura Neldirage. Pas lui… -On pense que cela est dû au sort qui l’a frappé de plein fouet et que lentement, il a été corrompu. Ses songes n’en sont que témoins. -Il faut partir à sa recherche ! Décréta l’ancien général. Que des équipes de … -Non, dit simplement Rek. Il nous a trahi et de plus grandes menaces pèsent sur le royaume. -Mais c’est notre ami ! Protesta Neldirage. Van et Ylanay baissèrent les yeux. -Ce n’est pas tout… Comprit Neldirage. -En effet, continua Rek, nous te bannissons céans de ce royaume qui fut autrefois tien! -Vous n’avez pas le droit ! Dit-il en frappant la table de ses poings. Je suis votre roi ! -Non, dit Fertan avec une voix mal assurée, la couronne nous l’a prouvé. -Quelle couronne ? Demanda Neldirage. -Celle des rois. C’est une ancienne couronne naine que tu as essayée. D’après l’ambassadeur nain, si un roi ne peut la porter alors ses intentions ne sont pas pures… -Vous me chassez à cause d’un vulgaire tour de magie ? Demanda Neldirage stupéfait. Je pourrais briser cet enchantement comme un oeuf sur le roc et vous, vous croyez une ancienne légende ? Pour qui vous prenez-vous ? J’ai construit un royaume avec mon sang et celui de mes hommes ! Vous ne pouvez pas arriver et tout me reprendre… -Nous l’avons construit avec notre sueur aussi ! Nous avons participé à sa construction ! Dit quelqu’un que Neldirage ne put voir car il regardait le sol et essayait de maîtriser sa rage. Il était sûr maintenant que l’épée, même s’il ne la tenait pas, l’affectait directement. -Très bien, fit Neldirage d’un ton froid et d’un regard plein de colère, c’est comme ça que vous le prenez ? Restez ici, calfeutrés dans vos sièges et attendez que l’Empereur vienne déloger vos petites fesses… Moi, je pars chercher Pierre et vous, crevez en enfer qui que vous soyez ! Je ne reviendrai pas sur la promesse que je lui ai faite : Je ne l’abandonnerais pas. Neldirage n’attendit pas de réponses et sortit violemment de la pièce. Tous s’écartèrent de son passage. Personne ne l’avait jamais vu énervé et personne ne voulait s’attirer son courroux. Il partit faire seller son cheval puis alla voir Ria pour lui faire ses au revoirs. -Tu crois qu’on a bien fait ? Demanda Ylanay plein de regrets. -S’il y a quelqu’un qui peut ramener Pierre, c’est bien Neldirage ! Confirma Van. Mais, il ne pouvait rester ici. Cela nous fera gagner du temps face à l’Empereur car Neldirage a été chassé. -Je pense que nous avons deux années devant nous voire plus, prédit Rek. -Vous pensez qu’on le reverra ? Demanda Gromf qui n’avait pas parlé pendant les échanges. -Je crois que personne ne peut le dire… Se désola Fertan. Mais nous avons fait ce que nous devions faire… Tous plongèrent dans un mutisme absolu. @+ -= Inxi =-
  24. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    Effectivement Et oui, le Nedi en a parcouru du chemin !!! Et vous savez pas encore ce qui l'attend ! La vous allez pouvoir vous en doutez mais mercredi, vous aurez un chapitre très important ! Aussi important que... rien du tout ! Y a rien d'équivalent Y aurait bien sa fille ou son pouvoir de dévoreur mais c'est pas la même chose ! Sur ce ... Chapitre CV Après le choc de cette révélation, Neldirage put effectivement voir, après avoir traversé le fort de l’île ainsi que celui qui avait été construit autour de la plate-forme, un immense édifice en construction. Il était légèrement plus grand que tous les autres étages réunis et était aussi long. Le château n’était pas collé contre la cité ce qui laissait un vide d’une cinquantaine de mètres entre les deux parties de la ville. Le seul accès visible était un grand pont-levis au niveau du cinquième étage. Le château était encore en construction et semblait avoir été éventré par une énorme explosion mais Neldirage le trouvait fabuleux. Il ne serait peut-être pas beau mais au moins, il serait imposant. -Comment sera gérée la place dans le château ? Demanda Neldirage à Fertan qui les avait rejoints. -Avec Rek, nous avons décidé que les étages se situant au niveau du premier jusqu’au quatrième serviraient de grenier et de garnison. Ce sera le dernier rempart si la cité tombe… Neldirage hocha la tête et remarqua toutes les tours que les magiciens avaient construites. A vue de nez, il devait y en avoir plus de vingt. Comme ces dernières avaient été bâties dans le bord extérieur de la plate-forme, elles étaient parfaitement visibles. Neldirage était actuellement sur le plus haut et plus petit étage de sa cité. Celui qui permettait l’accès à son château. A côté de lui, il n’y avait que peu d’activités. La population qui s’était enrichie la plus vite avait pris possession du lieu et l’atmosphère était assez calme. Tout au contraire du premier étage où pratiquement tous les commerçants s’étaient installés. Étant plus nécessaires que les tavernes, les commerces avaient été construits en premier. Les trois autres étages étaient assez hétérogènes et les populations se mélangeaient dans l’harmonie. En fait, la cité vivait bien et Neldirage se demandait quand les premiers ennuis arriveraient. Alors même qu’il pensait ça, quelqu’un le saisit par la taille et le plaqua contre lui. Si les mains n’avaient pas été aussi douces, Neldirage aurait pensé à une attaque. Quoique les premiers mots semblèrent assez durs et froids. -On rentre et on ne vient même pas me voir ? Neldirage se retourna, sourit et posa un baiser qui s’éternisa sur les lèvres de Ria. -J’allais le faire, j’avais juste envie de voir par moi-même comment tout cela avait changé. Neldirage voyait qu’elle semblait parfaitement remise de l’accouchement et qu’elle avait de nouveau un ventre plat. Elle portait une paire de bottes en cuir ainsi qu’un pantalon noir moulant. Elle avait les cheveux attachés en chignon et une armure de cuir couvrait son torse. Elle avait vite repris ses habitudes de guerrières, nota son amant. Trop vite, rajouta-t-il mentalement. -Qui s’occupe de notre fils ? Demanda Neldirage. Elle sourit à pleine dent ce qui lui donna envie de l’embrasser. -Pourquoi serait-ce un fils ? C’est une fille, elle est charmante ! Tout comme sa mère l’était ! Neldirage sourit et décida de la taquiner un peu. -Dommage, j’aurais préféré un fils… Ria tenta de se dégager mais il la garda bloquée contre lui. Elle cessa de bouger et soupira faiblement. -Comment s’appelle-t-elle ? -Ta fille se nomme Joy. -J’aime bien, approuva Neldirage. Ils se mirent à marcher. Ils ne dirent pas un mot car ils les savaient superflus. Neldirage mourait d’envie de la voir mais il redoutait le moment de la rencontre. Elle était jeune mais il était encore qu’un étranger à ses yeux. Il espérait que cela allait changer. -Tu es repartie faire des courses ? Demanda Neldirage à sa compagne. -Oui, confirma-t-elle. Des courses jusqu’à la Capitale. -A ce propos, quelles nouvelles de là-bas ? -La princesse Caroline est morte. Neldirage ne sourcilla pas. Il savait que Ria attendait sa réaction. Bien qu’il l’avait haïe, il ne pouvait retirer ce petit pincement au cœur qui lui faisait regretter la façon dont cela s’était passé. -Comment ? Finit-il par dire. -Suicidée… Mais beaucoup pensent que c’est le général Boreric qui a fait ça après que tu l’eusses remis à sa place. -Je suis encore la cause de la mort des autres… Se désespéra Neldirage. Elle lui prit la main et continua. -Sinon l’Empereur se tient tranquille. On sait qu’il a des espions chez nous mais pour l’instant, nous n’avons que peu de pistes. On dit aussi que Van Hoff est malade et qu’il lui reste qu’une paire d’années. Ce coup-ci, Neldirage eut l’impression de se prendre un coup de poing. C’était son plus vieil ami. Il le connaissait depuis toujours et avait été un deuxième père pour lui. Un soldat dont les épaules étaient barrées d’un insigne de sergent apparut. -Général ! L’intendant Rek me fait dire qu’on vous attend pour la déclaration au peuple. Neldirage chercha du soutien dans le regard de Ria mais elle baissa les yeux comme si elle s’y était attendue. Neldirage lui lâcha la main et suivit l’homme qui l’amena jusqu’à la plate-forme qui le conduisit à hauteur du troisième niveau. Autour de lui, le général put voir que toute la population s’était rassemblée. Talaert et Ron se mirent légèrement en retrait derrière lui tandis que Rek et Fertan se mirent respectivement à sa gauche et à sa droite. Il prit une grande inspiration et commença à parler. A son immense surprise, les mots résonnèrent forts et loin dans sa cité. L’acoustique était parfaite. -Après un an d’absence, vos hommes, vos maris et vos enfants, vos amants… Un léger rire courut le long de l’assemblée. -… Sont de retour ! Des hommes sont tombés, trop ! Mais nous ne devons pas oublier qu’ils l’ont fait pour vous permettre de vivre… La salle du trésor s’est enrichie et les moments difficiles que nous avons vécus sont maintenant derrière nous. Maintenant, nous allons étendre notre influence et proclamer partout que la cité de la Cascade sera une des plus belles du monde. La foule se mit à applaudir. -Mais les environs ne sont pas encore sûrs. Il faudra sûrement repartir ! Peut-être que certains mourront… Mais les autres auront acquis cet art qui leur permettra de protéger leur famille et foyer. Neldirage imaginait aisément ses amis et soldats se demander à quoi il jouait. Il n’avait parlé à personne des expéditions qu’il comptait envoyer vers le sud et dans le désert derrière les montagnes à l’ouest. La foule resta silencieuse à l’annonce de cette mobilisation. -Mais pour cela, j’ai besoin de deux nouveaux généraux… J’ai donc l’honneur de vous présenter le général Ron et le général Talaert ! Neldirage leur fit signe de s’avancer. Ils s’exécutèrent à contre-cœur. Ils saluèrent rapidement la foule puis retournèrent se placer derrière Neldirage. -Je vous présente aussi l’intendant royal ainsi que le vice-intendant. La foule applaudit encore plus et les deux hommes saluèrent à tour de rôle leur population. Neldirage regarda un instant tous ces étages couverts d’une foule innombrable et fut pris d’un léger instant de panique. Il se ressaisit bien vite. -Aujourd’hui est jour de fête, buvez, mes avis ! Dit-il en levant les mains au ciel. La foule hurla sa joie et un vacarme assourdissant envahit la cité. Alors que Neldirage regardait encore les effets de sa nouvelle, un soldat murmura à Neldirage que les chaotiques s’étaient arrêtés au pied des montagnes. Le futur roi hocha la tête en se demandant ce qu’ils pouvaient bien préparer. Neldirage ordonna au soldat de les garder à l’œil puis s’en alla en compagnie de ses amis pour fêter ça. Très vite les tonneaux commencèrent à se vider et à tous les étages, on buvait, parlait, riait et profitait de ces instants. Neldirage était assis à une grande table ronde avec ses amis et son état-major ainsi que ses mages. -Quelle est cette histoire de mission ? Demanda Ron. -Les orcs rodent à l’ouest, dit Neldirage, j’aimerais qu’on les chasse comme on a fait avec les montagnes frontalières. Si on gagne autant d’or dans l’affaire, nous serons à l’abri d’un coup dur pour longtemps. -Une campagne de combien de temps ? Continua le tout jeune promu général. -Trois mois maximum, n’allez pas bien loin non plus. -Promotion d’un échelon généralisé, en fait ? Demanda Rek. -Oui, confirma Neldirage, que les lieutenants choisissent leurs sergents. On distribuera les tenues plus tard. Ils mangèrent un instant en silence avant que Ylanay reprenne. Neldirage s’essuya les doigts pleins de poulet sur la nappe de la table. -Quand est-ce que tu seras sacré Roi ? Rek répondit à sa place. -Dès que le château sera terminé. On pense qu’il vaut mieux attendre la construction du symbole du pouvoir avant de faire quoi que ce soit. Neldirage hocha la tête et posa une question. -Vous croyez que ça serait une belle couronne celle que nous avons trouvée dans le fort nain ? Tous parurent gênés à cette remarque ce qui troubla momentanément Neldirage. Quelqu’un finit par répondre que ça pouvait être une bonne idée et le repas continua sur des conversations diverses que Neldirage n’écoutait que d’une seule oreille : On lui cachait quelque chose. @+ -= Inxi =-
  25. Inxi-Huinzi

    L'Ascension d'un héros

    Hop hop la suite ^^ Dans trois paragraphes, on change de chapitre Et bientot... Vous allez voir le chapitre le plus important de l'histoire je trouve Ca sera pas le suivant mais celui d'apres !!! Gemini tu commences d'ailleurs à voir des choses qui s'y rapporteront Vous verrez Chapitre CIV Neldirage et ses hommes chevauchaient depuis trois jours. D’ici une paire d’heures, d’après les rapports de Mick et Tom, ils quitteraient les montagnes pour descendre vers des plaines plus douces. Les quarante chariots avançaient doucement, encadrés par deux rangées de soldats. La rangée extérieure étant formée par des nordiques tandis que l’intérieur par des tireurs. L’avant-garde se composait de cavaliers dont Neldirage tandis que l’arrière-garde était majoritairement formée d’hommes du centre et des derniers canons. En passant à côté d’un chariot, Neldirage vit un parchemin dépasser d’un tas d’or. Il brisa la formation et Eclair s’en approcha. Il tira le papier et le déroula. Il était encore poussiéreux… Personne n’avait dû lire ce qu’il y avait de marqué… Ou voir la carte, rectifia mentalement Neldirage. Connaissant maintenant l’empire et ses environs par cœur, il vit rapidement que la seule différence notable était une île à l’ouest de sa cité. A une dizaine de kilomètres de la côte, elle-même à plusieurs centaines de kilomètres de sa ville. Un médaillon faillit tomber au sol mais notre ami l’attrapa d’une main agile et le glissa discrètement dans sa tunique. Il remit la carte à sa place et retourna à l’avant de l’armée. Une heure plus tard à peine, les deux falaises qui les encadraient depuis peu s’écartèrent pour laisser place à une vue sur une plaine impériale. La nouvelle fit vite le tour de l’armée qui retrouva de la motivation. Dix barbares arrivèrent en courant, ils venaient de l’arrière-garde et étaient menés par Gromf. -Que se passe-t-il, Grompf ? -On est suivi, général ! Déclara l’homme blond. -Par qui ? S’étonna Neldirage. Des orcs ? -Non, d’après leur apparence, je dirais des chaotiques. Neldirage leva la tête pour regarder autour de lui. Lorsqu’il fut satisfait, il ajouta : -Ils n’ont pas de sorciers avec eux, je doute qu’une armée nous tende une embuscade. -Je pense que Neldirage a raison, dit Firtaes en apparaissant de nulle part, on dirait plutôt qu’ils nous suivent. Nos éclaireurs sont tous revenus et ils n’ont rien signalé d’anormal. -Que fait-on pour eux alors ? Demande Grompf. -Laissons-les… Découvrons ce qu’ils comptent faire, dit malicieusement le général, ensuite nous les tuerons. Le musculeux barbare hocha la tête et retint ses pulsions belliqueuses pour rejoindre les éclaireurs qui surveillaient l’arrière de la colonne. Neldirage remit en route sa monture en imaginant toutes les possibilités qui amenaient ces sombres adorateurs à les suivre. La conclusion la plus sensée que Neldirage imagina fut que ces chaotiques cherchaient quelque chose dans le trésor. L’armée avança à un rythme méfiant les jours suivant la découverte de ces poursuivants. Ils restaient à plusieurs kilomètres derrière et ne semblaient pas vouloir changer de position. Neldirage n’aimait pas se savoir suivi mais il supportait encore moins de ne pas savoir pourquoi les chaotiques se laissaient distancer. Arrivés à moins de trois jours de leur forteresse, une escorte naine vint à leur rencontre. Le temps que Neldirage rejoigne l’avant de la colonne, le capitaine Talaert et le lieutenant Ylanay étaient déjà en pleine discussion et le nain fit un signe de tête en direction des chariots. -Commandant Neldirage ! Salua le petit homme alors qu’Eclair venait de s’arrêter. -Maître nain… Répondit courtoisement le général qui ne connaissait pas l’individu. -Je suis l’ambassadeur du très haut Farak, se présenta enfin le nain d’une forte voix grave et caverneuse, comme l’accord le prévoyait, nous allons fouiller les chariots à la recherche d’anciens artefacts du peuple nain. Neldirage se contenta d’hocher la tête tout en regardant la vingtaine d’hommes à barbe s’agiter. Le général avait beau avoir passé du temps avec eux, il avait toujours du mal à les distinguer les uns des autres. Pierre s’écarta du convoi, il semblait énervé qu’on lui vole ses biens qu’il avait durement acquis. Van se lança à sa recherche tandis que Ylanay et Talaert parlaient avec l’ambassadeur. Neldirage se rapprocha d’eux. La conversation se fit plus gênée lorsqu’il s’approcha. Lorsque le général voulut savoir ce dont il en retournait, le nain lança la couronne que Neldirage n’avait pas réussi à porter puis bougonna. Talaert et Ylanay se raclèrent la gorge puis changèrent de sujet. Notre ami plissa les yeux mais abandonna quand il vit qu’il n’aurait pas de réponse. Vexé, Neldirage remonta sur son cheval et ordonna la remise en route. Les nains avaient eu largement le temps de fouiller et rependre les trésors qui leur étaient chers. Les nains regardèrent partir les hommes d’un air qui devait signifier : « nous sommes quittes ». Après un jour et demi d’avancée, Neldirage put voir sa forteresse en montant sur une colline. Enfin, il pouvait imaginer où elle était… Il semblait y avoir eu beaucoup de changements depuis qu’il était parti, nota notre ami. Deux bastions campaient de chaque côté du lac, comme Talaert l’avait proposé. Le grand champ où les chevaux galopaient s’était ponctué de granges et les barrières avaient été renforcées et munies de tours. Neldirage crut deviner aussi la plus grande présence de champs près des rivières. Il pensait même voir un petit village créé à l’endroit même où son armée avait déjà campé. La seule manière de le savoir, se motiva-t-il, c’est de le vérifier par soi-même. Le faucon de Ylanay s’envola en simultané avec la pression des genoux de Neldirage sur Eclair. Le général le regarda disparaître sur un grand ciel bleu avant de revenir à des pensées plus importantes, notamment ses retrouvailles avec son amante. Lorsque les porte-étendards furent aperçus, une délégation menée par Rek les rejoignit. C’est avec un grand sourire que les deux amis se serrèrent dans les bras. -Content de vous revoir parmi nous, général ! Et vous autres aussi ! Se réjouit Rek pour l’état-major de Neldirage. -Moi de même ! Répondit Neldirage. Nous ne revenons pas les mains vides et avec quelques pertes. Il fronça les sourcils en regardant le sol. Il savait qu’il avait perdu trop de soldats lors de l’affrontement avec les orcs dans le canyon ou encore contre les hommes-scarabées. -Je te raconterai tout ça ! Pour l’instant, je veux un bon bain et un bon lit moelleux ! -Pour le bain, dit Rek en remontant sur son animal à la robe noire tachée de blanc, il sera même chaud. Certains mages ont découvert que la région était sismique. Un volcan doit dormir pas loin de notre forteresse. En tout cas, il nous dispense de l’eau chaude que nous délivrons dans toute la cité. -Fantastique ! Clama Neldirage. Prions pour que le volcan reste éteint ou qu’il soit le plus loin possible de nous. Son intendant mage hocha la tête gravement. -Nous avons fini les niveaux supérieurs également ! Les cinq niveaux sont occupés. -Pardon ? Dit Van en se mêlant à la conversation. -Oui ! Sourit Rek devant leur amusement. La population intra-muros a atteint les dix mille civils ! -Comment ça intra-muros ? Reprit Neldirage en plissant un sourcil. -Autour de la Baie Inférieure, une petite communauté s’est installée. Des pêcheurs majoritairement mais les commerces et la bourgeoisie locale, comme nous l’appelons, s’y installe aussi. Nous comptons aussi près de trois mille cinq cents soldats. -C’est peu par rapport à l’augmentation de civils, nota Neldirage. -C’est pour ça que le vice-intendant a instauré l’Entraînement Obligatoire. Toute personne ayant plus de quinze ans doit servir dans un régiment pendant trois mois. Neldirage siffla d’étonnement. -Et ils ont accepté ? -Oui, avoua Rek en haussant les épaules, ils doivent se douter que c’est pour leur bien. Par contre, gros changement, la plate-forme que tu as fait construire n’est plus utilisée que pour le transport de marchandise. Nous avons taillé des escaliers dans la roche qui descendent le long de la paroi jusqu’au premier niveau. Nous avons formé un petit conseil de guerre et nous avons conclu qu’ainsi, si des envahisseurs voulaient nous attaquer, ils devraient descendre les escaliers tout en s’exposant aux tirs de cinq niveaux d’archers. On a aussi pris la peine d’isoler chaque niveau les uns des autres comme ça, si le premier tombe, le deuxième n’est pas condamné. -Impressionnant ! Avoua Talaert reprit par un hochement de tête de Neldirage. J’aimerais bien rencontrer les hommes qui ont mis tout ça au point. -Vous les verrez, confirma Rek d’un sourire, beaucoup de savants, d’ingénieurs, d’artistes et de commerçants nous ont rejoints. Je dois même en oublier. La Loi Martiale que tu as imposé, Neldirage, a permis d’avoir un taux de criminalité au plus bas. -Et notre économie ? Demanda Neldirage. -Nous pouvons couvrir les trois quarts de notre alimentation et comblons le reste avec le commerce du verre fabriqué par les mages. Nous disposons d’une nourriture variée et du houblon commence à arriver. Les deux compagnons gardèrent le silence. Rek se remit à sourire. -Qu’y a-t-il ? Demanda Neldirage curieux. -Oh rien… Fit Rek avec un geste de la main. Tu verras bientôt… -Je n’aime pas les surprises ! Annonça sur un ton mi-sérieux notre ami. Alors que Rek allait répondre, de petits navires effilés vinrent s’échouer non loin de la plage. -Combien avons-nous de bateaux ? Demanda Pierre. -Nous disposons d’une cinquantaine de bateaux à faible fond. Ils peuvent transporter l’équivalent de soixante hommes d’armes. Et de deux navires de guerre qui naviguent actuellement dans la Baie Inférieure. Plus les barques de pêcheurs, évidemment. -Quelle est cette surprise ? Reprit Neldirage avant de monter dans la barque qui allait le conduire à l’effilé bateau. -Après la construction des niveaux, il nous restait beaucoup de pierres. Alors nous avons bâti un autre bâtiment. Neldirage fronça les sourcils et Rek regarda droit devant lui sans regarder son interlocuteur, gardant un sourire béat tandis qu’il parlait. -Tu sais, un général n’est pas fait pour commander des civils… Ce qu’ils veulent : C’est un roi ! @+ -= Inxi =-
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